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Pourquoi le ministre de l'école veut-il interdire les mauvaises notes ?

Benoît Hamon a lancé une grande réflexion sur l'évaluation des élèves. Il veut mettre en place un nouveau système qui favorise l'évaluation "positive" ou "bienveillante". Son adjointe, Florence Robine, répond aux questions des juniors.

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Une grande réflexion sur l'évaluation des élèves : les travaux sont lancés par le ministre de l'Education, Benoît Hamon, et ils vont s'étaler jusqu'à la fin de l'année. Remise des travaux, début décembre, avec une série de propositions concrètes dans la foulée. L'objectif est de sortir de la note qui sanctionne, qui décourage, qui paralyse et qui, au final, accentue les difficultés des élèves.

 

C'est donc la fin des mauvaises notes. En tout cas, des mauvaises notes sans explication. Le nouveau système soulignerait les progrès accomplis plutôt que les lacunes. Et pointerait les progrès qu'il reste à accomplir.

Dynamique de progrès et de réussite

Certains pays l'ont déjà fait. On observe que cela permet de remettre l'élève dans une dynamique de progrès et de réussite. A l'inverse, une mauvaise note est perçue comme une sanction, voire comme une injustice, lorsque l'élève a juste raté une évaluation, et qu'il va traduire à travers cette note : "Je suis nul". L'objectif est donc que chaque élève trouve à l'école, puis dans sa vie professionnelle, sa place, la place qui lui convient le mieux.

La directrice générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) Florence Robine répond aux questions de trois lectrices de Mon Quotidien. La "patronne" des écoles, collèges et lycée, numéro 2 de l'Education nationale, est interrogée par Paoline, Athena et Esther.

> En savoir plus : L'Afev favorable à la suppression des notes à l'école primaire

(© Play Bac Presse / Ugo Emprin)
Pourquoi vouloir interdire les mauvaises notes ? L'intégralité de l'interview de Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire
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