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Ces pays où le travail des enfants est légal

À l'occasion de la journée mondiale contre le travail des enfants, les petits journalistes de France Info junior se penchent sur ce sujet sensible.

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(Un garçon employé dans une fabrique de saris au Bangladesh © MaxPPP)

 Le 12 juin est la journée annuelle contre le travail des enfants. Il y a un mois, le gouvernement indien a révisé sa législation sur le travail des mineurs. L’Inde s’est mise en accord avec le Child Labour Prohibition Act de 1986 en interdisant aux enfants de moins de 18 ans de travailler dans des industries jugées dangereuses, un dispositif réservé auparavant aux seuls mineurs de moins de 14 ans. Cependant, des exceptions ont été introduites, comme la possibilité pour les plus jeunes de moins de 14 ans de travailler dans le milieu du sport et du divertissement ainsi que dans les entreprises familiales, hors du temps scolaire.

Les ONG s’inquiètent notamment du risque d’abus et d’exploitation des enfants. Ils dénoncent aussi l’amende trop peu onéreuse que devraient payer les entreprises en cas d’infraction. Kailash Satyarthi, co-lauréat du prix Nobel de la paix pour sa lutte contre le labeur des enfants, a également critiqué ces changements.

Un enfant sur 10 est concerné

Selon les chiffres de l’Unicef, dans le monde, environ 160 millions d’enfants de 5 à 14 ans travaillent, dont 12 millions dans des conditions dangereuses, comme dans des mines ou des usines. Dans certains pays comme l'Inde, le travail des enfants est courant, les jeunes rapportant ainsi un peu d’argent à leur famille qui vivent avec quelques dollars par jour.

 

Depuis leur salle de classe du collège Elsa Triolet, les élèves de sixième Stéphane, Antoine et Lena posent leurs questions sur le travail des enfants et son abolition, un thème qu’ils ont déjà eu l'occasion d'aborder en cours. Philippe Brisemur, d'Amnesty International, leur répond au micro de France Info.

 

(Un garçon employé dans une fabrique de saris au Bangladesh © MaxPPP)