Cet article date de plus de neuf ans.

Bientôt une "taxe Nutella" contre les aliments trop gras ?

écouter
Elle est l'huile la plus consommée au monde (25%) alors que les médecins critiquent ses effets sur la santé, notamment dans les pays riches. L'huile de palme pourrait bientôt être frappée d'une super taxe pour obliger les industriels à choisir des matières grasses meilleures pour la santé, et même pour l'environnement.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (©)

L'huile de palme est si pratique et si
bon marché que les industriels en mettent partout pour remplacer les autres
matières grasses. C'est du coup l'huile végétale la plus consommée au monde, alors qu'elle n'est produite que dans quelques pays d'Asie et d'Afrique.

Mais surtout, on lui reproche deux choses : consommée trop
souvent, elle serait mauvaise pour la santé, elle favoriserait l'obésité et les maladies cardio-vasculaires (maladies du cœur et des artères).
Et
puis, elle est aussi très mauvaise pour l'environnement car on rase des forêts
gigantesques pour planter des palmiers à huile, qui rapportent beaucoup
d'argent.

Frapper au porte-monnaie

Alors comment obliger les
industriels à utiliser d'autres huiles, meilleures pour la santé et pour
l'environnement ? En les frappant au porte-monnaie, au moyen d'une taxe.
Une idée surnommée "taxe Nutella", parce qu'il y a beaucoup d'huile
de palme dans cette célèbre pâte à tartiner.

Pour l'instant, l'idée a été repoussée par les députés, alors que les sénateurs avaient donné leur feu vert à cette proposition des élus écologistes. Mais l'idée fait son
chemin et elle pourrait revenir bientôt dans un projet de loi sur la santé
publique.

Ugo
Emprin est journaliste à Mon Quotidien, il rentre de reportage en Indonésie
où il a pu se rendre compte des dégâts de l'huile de palme sur l'environnement.

Il répond aux questions de Garance (10 ans, en CM1), Joseph (10 ans, en CM2) et Florian (9 ans, en CE2). 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.