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Les golfeurs français à la conquête des Etats-Unis

Ils sont une cinquantaine, professionnels ou amateurs français, à vivre de l'autre côté de l'Atlantique. Ils ont fait ce choix pour les conditions d'entrainement ou pour y effectuer leurs études dans des universités. C'est le cas de Thomas Le Berre, 19 ans.

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(Thomas Le Berre, Brice Wallor, Patrice Amadieu ©Fabrice Rigobert)

 Ce jeune français a été recruté par l'université d'Orlando, en Floride, par Brice Wallor, l'entraineur en chef de l'université de Floride centrale.

Avec sa barbe, ses cheveux longs, sa casquette vissée sur la tête, son polo beige frappé du logo UCF, Brice Wallor n'hésite pas à se transformer en guide pour faire visiter les installations de la deuxième université des États-Unis (en taille) avec ses 60.000 étudiants. Ici une salle de musculation avec une centaine d'équipements, là, une grand pièce pour les soins, à deux pas, un stade de foot américain de 50.000 places et un peu plus loin une salle de basket de 10.000 places.

"On souffre d'un manque de notoriété pour attirer les meilleurs américains" confie le coach, "et de nombreux européens figurent parmi les meilleurs amateurs mondiaux. On veut de bons joueurs, alors peu importe leur pays d'origine. Notre programme nous a déjà permis de nous classer dans les 16 meilleures universités (sur 300), on a gagné des tournois ces dernières années et on veut être compétitifs au niveau national "

Après avoir fréquenté le sport-étude de Montpellier, puis celui d'Antibes, il a été repéré par Brice Wallor il y a deux ans en Norvège lors d'un championnat d'Europe. Le bac en poche il est arrivé le mois dernier à Orlando pour intégrer l'équipe de l'université composée de huit garçons et huit filles, conscient de la chance qui lui est offerte puisque la faculté finance une grande partie de son cursus de quatre ans.

" Le rêve de tout golfeur est de devenir numéro un mondial, Il y a beaucoup d'étapes avant d'y arriver mais tous ceux qui sont sur le circuit professionnel américain, sortent quasiment tous des facs américaines. On a un coach, on a des médecins, on a un préparateur physique. On joue sur des golfs d'exception et on a des ressources énormes " précise le jeune joueur.

 

Thomas Le Berre a débuté une formation en management. Parallèlement il s'entraine quatre heures par jour sur un terrain à cinq minutes du campus. Il bénéficie d'un bâtiment à la pointe de la technologie truffé de caméras pour analyser son swing.

Son évolution est suivie de près par la fédération française. Patrice Amadieu, en charge du programme US se rend régulièrement sur place.

"Les infrastructures d'une fac sont souvent supérieures à n'importe quel club professionnel européen. Quand ils décident d'investir dans un compartiment de la performance, ils vont au bout ", observe  le responsables des entraineurs de la fédération. "Notre volonté dans notre présence aux États-Unis est d'être partout et de dire, il n'y pas un seul type d'ascension vers le haut niveau, il y en a plusieurs, et la filière américaine est une possibilité. "

La fédération investit chaque année 200.000 euros pour développer son programme américain, afin de soutenir les golfeurs professionnels et amateurs expatriés.

(Thomas Le Berre, Brice Wallor, Patrice Amadieu ©Fabrice Rigobert)