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Un job à sa mesure dans le Kent

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Ingénieure dans l'agroalimentaire, partie par amour pour un bel Anglais, Fanny Lacoste en est à son troisième poste Outre-Manche. Par choix. Et elle ne regrette vraiment pas d'avoir franchi Le Channel.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Quel
est donc le point commun entre des céréales du petit déjeuner, un lait
infantile, une boisson énergisante et un supplément alimentaire ? Réponse :
tous contiennent les vitamines et minéraux que commercialise la société LycoRed, où
travaille Fanny Crossley-Lacoste au Royaume-Uni . "On travaille pour de
grands groupes agroalimentaires comme Nestlé, Kellogs ou Danone
, explique la
Française. On reçoit les ingrédients, le plus souvent synthétiques et
chimiques, de Chine et d'Inde. Ensuite, on élabore une formule, un
"prémix" avec des concentrations très particulières qu'il suffit
alors d'ajouter à un lait pour bébé par exemple. Notre département R&D
(recherche et développement) travaille beaucoup sur la bibliographie et
directement sur le site du client. C'est du sur-mesure
!"

La jeune femme
dirige depuis trois ans les cinq personnes chargées du contrôle qualité de
l'usine
. La société emploie 50 salariés. Elle est basée dans le Kent, au
sud-est de Londres. "On fait en sorte que les produits qui sortent de
l'usine n'empoisonnent personne,
résume Fanny. On a beaucoup moins
d'intermédiaires que dans la filière viande par exemple. Cela nous permet de
suivre la traçabilité de la matière première jusqu'au produit fini.
"

Dans
une usine de poulets

A
seulement 31 ans cette année, la Française vit depuis bientôt 8 ans en
Angleterre. Elle a quitté le Sud-Ouest à peine son
diplôme d'ingénieure de l'ENSAT Toulouse (Ecole nationale sup agro) en poche.
"J'avais déjà rencontré là-bas mon futur mari, lors d'un stage à l'été
2004, et comme je n'avais pas d'option pour l'expatrier, c'est moi qui l'ai
rejoint !
". A son arrivée à Londres en 2005, Fanny trouve son premier
vrai job en trois semaines. "Je suis passée par une agence de recrutement,
c'est le principe ici. Aujourd'hui, c'est encore faisable mais il y a plus de
candidats. A l'époque, ils m'ont rapidement proposé un poste en production dans
une usine de poulets.
" Mais la jeune femme s'ennuie et démissionne au
bout de 10 mois.

Suivront trois ans chez Nestlé puis son emploi actuel .
"J'ai toujours été en CDI, avoue-t-elle, mais l'inconvénient de la
flexibilité à la sauce british, c'est qu'on vous licencie en un mois. S'il y a
des problèmes économiques, ils virent tout le monde !
" *En revanche,

  • assure-t-elle, en Angleterre, on n'est jamais cantonné à un seul secteur. En France, si vous commencez en contrôle qualité, il faut se battre pour
    changer. Ici, ça ne les traumatise pas. J'ai commencé en production, puis en
    R&D et maintenant en qualité. Si vous avez la bonne personnalité, ils
    vont vous garder et vous aider à vous développer.
    " Fanny et son mari Adrien
    ont acheté une maison dans le petit village de Crockenhill, 1.300 habitants, à
    mi-chemin entre Londres et sa société. "Ici, les prix de l'immobilier
    sont ahurissants,
    s'emporte-t-elle. On a du signer un prêt sur 28 ans ."

Lui
écrire
 

Aller plus loin

Sa société, LycoRed

Retrouvez ce portrait dans le livre "S'expatrier, vous en rêvez, ils l'ont fait !", 100 portraits d'expatriés français aux éditions Studyrama.

Retrouvez également ce portait dans le magazine régional d'informations Objectif Aquitaine.

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