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Sur les rails du Transsibérien

Certains le voient comme le voyage d'une vie. Il a inspiré nombre d'écrivains. Le Transsibérien nourrit tous les fantasmes. Le Breton Michel Salaün est tombé amoureux de la Russie il y a des années. Il propose aujourd'hui à ses compatriotes d'embarquer avec lui à bord du train mythique.

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(Miche Salaün sur le lac Baïkal © Photo Emmanuel Langlois / Radio France)
FRANÇAIS DU MONDE 03.01.2016 03/01/16 FDM RUSSIE
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Le Transsibérien est un train de voyageurs, pas de touristes. D'ailleurs, on ne le remarque pas en gare. 7.826 kilomètres entre Moscou et Pékin via la Mongolie, 9.289 pour Vladivostok, sur le Pacifique. Il faut être contemplatif pour apprécier ce voyage hors du temps.

Une rêverie au rythme lent du son des bogies sur les rails et du défilé des bouleaux par la fenêtre. A 60 km/h de moyenne, le Transsibérien mettra une demi-journée et une nuit pour effectuer les 1.000 kilomètres entre Krasnoyarsk et Irkoutsk, au cœur de la Sibérie, à un jet de pierre du lac Baïkal. "Beaucoup de villes se sont développées par le Transsibérien, raconte Michel Salaün. C'est la colonne vertébrale de la Russie. Avant la mise en place de lignes aériennes, l’Extrême-Orient russe était relativement mal desservi. Il n'y avait pas d'autres alternatives que la voiture ou le train ."

(A bord du Transsibérien © Photo Emmanuel Langlois / Radio France)

Né à Pont-de-Buis, dans le Finistère, petit-fils d'autocariste, le Français découvre la Russie il y a 30 ans, au volant de son bus grand tourisme. "J'ai toujours été attiré par l'Europe de l'Est. A l'époque, nos frontières se limitaient à la RFA et à l'Autriche ."

"Même si on ne parle pas russe, on arrive toujours à se faire comprendre, assure-t-il. Vous tombez parfois sur des Mongols ou des Russes qui parlent quelques mots d'anglais, ou des étudiants qui font un tour du monde avant de commencer à travailler. On trouve des marchands, des Chinois, on arrive toujours à s'exprimer ."

Michel Salaün ne se contente pas du Transsibérien. Pour la deuxième année, il organise au printemps prochain une incroyable croisière en autocar longue de 5.000 kilomètres entre Brest et Vladivostok, la capitale de l’Extrême-Orient russe. Durée du périple : 49 jours. Avis aux amateurs, les réservations sont ouvertes, à 15.000 euros par personne.

(Le wagon-restaurant du Transsibérien © Photo Emmanuel Langlois / Radio France)

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Aller plus loin

(Pouchkine Tours)

Aller en Sibérie et prendre le Transsibérien avec Pouchkine Tours, référence dans l’organisation de voyages sur les terres infinies qui nous séparent de l’Orient. Quinze années passées à faire découvrir des destinations souvent méconnues et autant de civilisations aux cultures et à l’histoire passionnantes : la Russie, les Pays de l’Est, l’Europe centrale, les Pays Baltes, l’Asie centrale, le Caucase et le Transsibérien. 

Retrouvez ce portrait sur Vivre à l'étranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama

(Miche Salaün sur le lac Baïkal © Photo Emmanuel Langlois / Radio France)