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Qualité de vie, loyers : quelles sont les villes où il fait bon vivre ?

Les expatriés, surtout lorsqu'ils partent en famille, veillent à la qualité de leur futur cadre de vie : environnement économique et culturel, mais aussi accès aux soins et qualité de l'air...

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Entretien avec Christina Gierse, rédactrice-en-chef de Vivre à l'Etranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama. Quelles sont les villes où il fait bon vivre ? De même qu'il existe un classement des " entreprises où il fait bon travailler  ", il existe celui des " villes où il fait bon vivre  ".

Quels sont ces classements ? Quel est leur objectif ?

- Le plus connu est celui du cabinet Mercer qui réalise chaque année une enquête sur la qualité de la vie dans plus de 460 villes. L'objectif de cette enquête est d'aider les entreprises à rémunérer équitablement les salariés expatriés en fonction, par exemple, des loyers pratiqués dans telle ou telle métropole. Un autre classement réalisé par The Economist Intelligence Unit (EIU) analyse quant à lui les conditions matérielles.

- Concernant l'aspect financier justement, quelles sont les villes les plus chères ?

- Singapour reste en tête des villes les plus chères pour les expatriés, notamment à cause de ses loyers et du coût des transports. A noter que Paris fait partie du " top ten " des villes les plus onéreuses aux cotés d'Oslo, de Zürich, de Tokyo, de Sydney et, plus surprenant, de Caracas.

Et concernant la qualité de vie ?

- Bonne nouvelle pour les expatriés : les villes les plus chères ne sont pas forcément celles où il fait le meilleur vivre ! D'après l'étude Mercer, c'est Vienne qui offre le meilleur cadre de vie, aux côtés de Zürich, Auckland, Vancouver et Munich. Paris arrive en 27eme position. En Amérique du Nord, San Francisco apparaît comme la ville la plus agréable, à l'inverse de Détroit, Houston et Miami, plutôt mal notées. 

- Qu'est ce qui pénalise les villes mal notées ?

  • Les classements appliquent toute une série de critères parmi lesquels la stabilité politique, l'environnement économique et socioculturel, l'accès aux soins, le niveau de criminalité, mais aussi la pollution de l'air. Ce dernier point risque de jouer un rôle majeur dans les années à venir car il est un frein à la mobilité, notamment pour les familles dont certaines n'hésitent plus à boycotter des villes trop polluées. Ce fléau de la pollution ne guette pas seulement les villes asiatiques : Paris n'est pas en reste. On peut craindre pour sa position dans le classement l'an prochain.

- Faut-il faire confiance à ces classements ?

  • Oui, mais il faut relativiser leur impact sur le grand public car chaque expatrié, selon sa situation, aura des aspirations différentes. Un jeune célibataire n'aura pas les mêmes attentes qu'une famille avec enfants en bas âge.  

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Aller plus loin

The Economist Intelligence Unit (EIU), 2014

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