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Français du monde. Étudier à l’étranger sans se ruiner grâce aux bourses

On ne le sait pas toujours, mais la France est le pays qui envoie le plus d’étudiants hors de ses frontières grâce aux programmes européens comme Erasmus.

Photo d\'illustration. Etudiants à New-Delhi, faculté des arts. 
Photo d'illustration. Etudiants à New-Delhi, faculté des arts.  (HINDUSTAN TIMES / GETTY IMAGES)

La France est le pays qui envoie le plus d’étudiants hors de ses frontières grâce aux programmes européens. Entretien avec Christina Gierse, rédactrice en chef de Vivre à l'étranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama.

Le plus connu de ces programmes européens est Erasmus +, dont le montant a été légèrement revalorisé cette année. Mais il existe aussi d’autres aides accessibles aux étudiants selon leur profil. Quelles sont ces aides ? A qui s’adressent-elles ? Un semestre ou une année d’étude à l’étranger, est-ce forcément plus cher que des études en France ?

Christina Gierse, rédactrice en chef de Vivre à l\'étranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama
Christina Gierse, rédactrice en chef de Vivre à l'étranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama (COME BARDON)

Christina Gierse :  Tout dépend de la destination et du type d’études. Un an dans une business school londonienne revient plus cher qu’une année universitaire en Allemagne, en Belgique ou en République tchèque, trois pays où les universités publiques sont gratuites. Un an dans une école de commerce à Paris lorsqu’il faut se loger, se nourrir et payer ses frais de scolarité revient plus cher qu’une année de fac à Saragosse… La réponse est donc non, pas forcément, à condition de choisir une destination et une filière abordables.

Ceci explique peut-être que les étudiants français sont de plus en plus nombreux à partir…

Ch. G. : Oui, le nombre d’étudiants français qui bénéficient de ces programmes d’échanges européens est élevé : ils étaient un peu plus de 40 000 cette année. Les Français sont d’ailleurs les premiers à bénéficier de ces programmes. Le plus connu d’entre eux est Erasmus, rebaptisé depuis 4 ans Erasmus +. L’Angleterre reste la destination favorite, malgré les craintes de nombreux étudiants et enseignants de voir le pays sortir du programme à cause du Brexit. On peut les rassurer : malgré le Brexit, le Royaume-Uni fait encore partie du programme jusqu’en 2020, date à laquelle l’actuel budget Erasmus +, voté tous les 7 ans, arrivera à échéance.

Autre bonne nouvelle pour les étudiants qui partent cette année : le montant des bourses Erasmus + a été légèrement revu à la hausse ?

Ch. G. : Oui, il a été bonifié de 20 à 70 €  par mois selon la destination. Il faut savoir que le montant de la bourse Erasmus n’est pas le même pour tout le monde : il dépend du coût de la vie. Ainsi, un étudiant qui part dans un pays où le coût de la vie est peu élevé comme la Hongrie, la Pologne ou la Roumanie perçoit 170 € par mois, soit 20 €  de plus que l’an dernier. Celui qui opte pour un pays scandinave (Suède, Danemark…) touchera 370 €  en tenant compte d’une revalorisation de 70 €.

Etudier à l’étranger quand on est boursier, c’est possible ?

Ch. G. : Oui, 39% des étudiants actualité en mobilité Erasmus + sont boursiers sur critères sociaux. Ils peuvent obtenir une aide supplémentaire d’environ 400 € par mois durant deux à neuf mois si leur dossier est recevable.

Existe-t-il d’autres aides à la mobilité pour les étudiants ?

Ch. G. : Oui, pour y voir clair, on peut schématiser en distinguant 3 niveaux d’aides : les aides européennes dont on vient de parler, les aides régionales et les aides locales. Les bourses régionales sont attribuées selon des critères propres à chaque région : certaines exigent un niveau d’études minimum, ou ciblent les étudiants d’une filière. D’autres se basent sur le quotient familial et se concentrent sur les étudiants les moins favorisés… Viennent enfin les aides locales proposées par les mairies dans le cadre, par exemple, d’un jumelage avec une autre ville européenne. La plupart de ces aides peuvent se combiner avec, à la clé, un sérieux coup de pouce pour l’étudiant.

Lui écrire : christina.gierse@studyrama.com

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Erasmus +Le nouveau programme est composé de trois piliers principaux : l'éducation et la formation, la jeunesse et le sport.  

Euroguidanceréseau initié par la Commission européenne, regroupant 65 centres répartis dans 33 pays dont l'objectif est de développer la dimension européenne dans les actions d'orientation scolaire et professionnelle. 

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Photo d\'illustration. Etudiants à New-Delhi, faculté des arts. 
Photo d'illustration. Etudiants à New-Delhi, faculté des arts.  (HINDUSTAN TIMES / GETTY IMAGES)