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Expliquez-nous... L'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement

Alors que la secrétaire d'Etat à la transition écologique, Brune Poirson, a été élue à la vice-présidence de l'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement, focus de franceinfo sur cette instance de l'ONU. 

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Des délégués présents à la quatrième assemblée de l\'ONU pour l\'environnement à Nairobi, le 14 mars 2019.
Des délégués présents à la quatrième assemblée de l'ONU pour l'environnement à Nairobi, le 14 mars 2019. (SIMON MAINA / AFP)
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L'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement est, depuis 2013, l'organe décisionnel du Programme de l'ONU pour l'Environnement, qui est basé au Kenya.

Ce programme était auparavant, de 1972 à 2013, dirigé par un conseil d'administration.

Cette Assemblée de l'ONU a, il y a sept ans, été créée pour renforcer le rôle du programme pour l'environnement et lui donner le même niveau de priorité que les enjeux liés au maintien de la paix, à la lutte contre la pauvreté, pour la santé ou la sécurité. L'un des objectifs est de mettre en place, au plus haut niveau, une plateforme mondiale permettant aux délégués et représentants des gouvernements des Etats membres de dialoguer mais aussi de se mettre d'accord sur des politiques communes pour préserver l'environnement.

Les 193 Etats-membres peuvent y participer

L'Assemblée se réunit tous les deux ans. Elle s'est réunie pour la première fois en 2014. Elle est dirigée par un bureau composé d'un président et de vice-présidents, membres de gouvernements dans leur pays. Brune Poirson reste donc secrétaire d'Etat à la transition écologique et solidaire et sera simultanément, pendant deux ans, vice-présidente de l'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement.

Les réunions de l'Assemblée sont préparées par un comité des représentants permanents. Les 193 Etats membres de l'ONU peuvent être parties prenantes des réunions. Y participent aussi l'ensemble des agences des Nations Unies, ainsi que des représentants d'ONG, de la société civile, du secteur privé, ou des scientifiques et des universitaires.

Une instance de réflexion et des engagements mais qui restent non contraignants

La quatrième assemblée de l'ONU pour l'Environnement vient de se tenir, la semaine dernière, au Kenya -endeuillée, d'ailleurs, par l'accident de l'avion d'Ethiopian Airlines puisque 22 employés des Nations Unies dont six membres de l'agence de l'ONU pour l'Environnement étaient à bord-

4700 délégués et les ministres de plus de 170 Etats ont participé à ces cinq jours de débats et réunions. Le thème principal était la nécessité de passer à des formes durables de consommation et de production.

La communauté internationale s'est entre autres engagée à réduire "significativement" tous les plastiques à usage unique (sachets, gobelets, couverts en plastique) d'ici 2030 -engagement moins ambitieux qu'initialment prévu puisqu'il il était à l'origine question de "prendre des mesures progressives pour mettre fin au plastique à usage unique d'ici 2025".

"Il est difficile de trouver une solution qui convienne à tous les Etats membres" a reconnu le président de l'Assemblée de l'ONU pour l'Environnement.

Contrairement au processus mené en parallèle par l'ONU pour lutter contre le changement climatique, l'Assemblée pour l'Environnement n'a pas la possibilité de contraindre les Etats à respecter leurs engagements.

Des délégués présents à la quatrième assemblée de l\'ONU pour l\'environnement à Nairobi, le 14 mars 2019.
Des délégués présents à la quatrième assemblée de l'ONU pour l'environnement à Nairobi, le 14 mars 2019. (SIMON MAINA / AFP)