En un mot, France info

En un mot. Le football, c'est des joueurs, un ballon et beaucoup de poésie si possible

Le mot de l'actu du jour est : Deschamps. Cela n'aura échappé à personne. Surtout pas à Nathalie Bourrus.

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Didier Deschamps participe à une conférence de presse, le 31 mai 2018, à Nice (Alpes-Maritimes).
Didier Deschamps participe à une conférence de presse, le 31 mai 2018, à Nice (Alpes-Maritimes). (MAXPPP)

Deschamps. Mot qui vient de … Didier Deschamps. Ce Bayonnais, entraîneur de l’équipe de France. Russe d’adoption depuis quelque temps. Didier Deschamps… il y a un mystère autour de cet homme. Quand il était joueur, il ne lâchait rien. Dès ses débuts au FC Nantes, il a montré une très forte personnalité. C’est ce qu’on appelle, « un milieu défensif » (j’ai bossé hein). « Très conquérant à la perte du ballon ». Ça, ce n’est pas de moi. Mais j’adore cette phrase. Je la trouve poétique. Il y en d’autres comme ça… certaines de Didier Deschamps. 

Exemples : « les équipes mettent des buts dans les zones de vérité…le cœur du jeu permet l’équilibre » C’est beau hein. Les « zones de vérité »… tout ça pour du football, je trouve ça magnifique (en vrai). Avec sa bouche carré et son air tout le temps agacé (par la presse), il a un truc ce Deschamps. Ce besoin d’exister très fort, qu’on ressent de loin. Et du coup, ce quasi serment fait à lui-même, d’être dans le collectif à l’âge de 20 ans, à Nantes, Deschamps est capitaine, il était très jeune pour le rôle. « Ça ne me pose aucun problème d'être un si jeune capitaine, disait-il, tout de go…. Sur le terrain, j'ai toujours beaucoup parlé, j'aime diriger mes partenaires. Chez moi, c'est naturel ». Rien que ça. Grrrrrrrr, font Cantona et Ginola. Car juste avant le Mondial de 98, il les évince, carrément. Eux, le surnomment « La Dèche ». Poésie de quartiers. On se croirait dans un polar des années 50, sur les bords de la Canebière. Ils le trouvent rigide, cassant, trop sûr de lui. Deschamps, l’homme pas très sympa, chambreur, hautain.

A la conférence de presse, tout à l’heure, avant le match de demain contre le Pérou, on lui demande : « Alors, les joueurs ou le système ? » Réponse, sèche : « Je choisis les joueurs qui vont dans le système, de préférence ». Autre question : « Quel a été le discours, pendant la semaine, pour avoir plus de dynamisme? ». Réponse de Deschamps : "Par la tête et l'entraînement moteur. Les deux sont liés. C'était le cas de pas mal de joueurs. Quand il y en a un comme Kanté qui me dit, qu'en première mi-temps, il avait du mal à respirer, et à faire les efforts… je peux comprendre qu'il y en a d'autres qui souffrent Plus que lui ». Alors là, désolée, ça me dépasse. C’est de la… supra poésie. On entre dans un langage de mots glissés, qui s’imbriquent ou se cognent.

En un mot : et bien je crois que je suis en train de redécouvrir le football. Et comme demain, je n’ai pas de chronique à l’antenne (il y a une spéciale foot sur France Info), je voulais vous le dire : dans le foot, il y a beaucoup beaucoup de poésie. Ca vous fait plaisir, n’est-ce pas ?    

Didier Deschamps participe à une conférence de presse, le 31 mai 2018, à Nice (Alpes-Maritimes).
Didier Deschamps participe à une conférence de presse, le 31 mai 2018, à Nice (Alpes-Maritimes). (MAXPPP)