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En un mot. Bordel, c'est croquignolesque, tout ça !

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En un mot, c’est le mot de l’actu du jour. Celui qui n’échappe à personne. En tout cas, pas à Nathalie Bourrus.

Article rédigé par
Radio France
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Interview d'Emmanuel Macron à l'Elysée, le 15 octobre 2017. (MAXPPP)

Le mot du jour est sans conteste: croquignolesque, qui vient de croquignolet. Emmanuel Macron l'a employé dimanche 15 octobre sur TF1, lors de sa très longue interview. Face à lui, trois journalistes, légèrement médusés.

Croquignolesque. Terme employé par le président de la République, à propos des APL. Un mot qui vient de croquignolet, qui évoque un "petit gâteau très sec et très dur", en provenance de Pithiviers. Un gâteau du peuple. Croquignolet : un mot populaire. Tout comme bordel, d’ailleurs. Le président, à qui l’on reproche ses affinités avec les riches, veut faire peuple.

Un café, serré

Et dimanche soir, on se serait cru au café du coin. Y compris dans la mise en scène, à l’Elysée. C’était une discussion, un papotage autour d’une table, comme au bistrot. Une conversation très sympa, entre gens qui se comprennent. Entre premiers de cordée. Habile comme tout, Emmanuel Macron a fait des trois journalistes venus l’interviewer ses potes. Il va faire bloc avec eux, pour mieux les maîtriser. Les trois tentent d’emblée l’histoire du président des riches Emmanuel Macron réplique fissa qu’il n’aime pas cette opposition. Et que, eux aussi, sont statistiquement riches. "Comme vous !", rétorque Pujadas, dans un bel élan de survie journalistique. "Ah, ben vous voyez que cela crée tout de suite, quelque chose, dit aussitôt le président, les passions tristes de la France… la jalousie."

Bim ! Ça, c’est fait. Le trio est coincé, autour de cette table, dans un entre soi qui met mal à l’aise Les premiers de cordée ne se séparent jamais, à bien rappelé Emmanuel Macron. Car si l’un tombe, il entraîne les autres dans sa chute. Allez, encore une petite heure ! On a envie de leur dire : tenez bon ! Reprenez un petit café de bistrot ! Accrochez-vous !

Personne ne moufte

Dernier supplice, quand le chef de l’Etat raconte a Gilles Bouleau l’histoire du présentateur de JT qui se fait virer. Le regardant droit dans les yeux, Emmanuel Macron cherche à illustrer le problème des ruptures conventionnelles. "Si vous allez voir votre employeur, et que vous lui dites : je n’en peux plus de présenter le JT. Et que votre employeur vous dit : tu te débrouilles. Il se passe quoi, bien souvent ? Vous vous mettez en arrêt maladie." Autour de la table, personne ne moufte. En un mot : ah oui, j’avais oublié de vous dire : croquignolet signifie aussi "chiquenaude". Sorte de petite tape, bien sèche, et légèrement humiliante.    

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