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En un mot. Biodiversité : les ministres veulent sortir du monde du silence

Le mot de l'actu du jour est biodiversité. Cela n'aura échappé à personne. Surtout pas à Nathalie Bourrus.

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Edouard Philippe, Stéphane Travert, Nicolas Hulot et Brune Poirson au Muséum d\'Histoire naturelle, le 4 juillet 2018.
Edouard Philippe, Stéphane Travert, Nicolas Hulot et Brune Poirson au Muséum d'Histoire naturelle, le 4 juillet 2018. (GERARD JULIEN / AFP)

Biodiversité. Mot qui vient du grec bio qui signifie vie. Et du latin diversus, qui veut dire divers. La biodiversité est un terme qui est apparu assez tard. Dans les années 90. On en parle aujourd’hui, parce qu’Edouard Philippe et Nicolas Hulot présentent "le" grand projet du gouvernement.

En fait, il y avait 16 ministres cet après-midi, au Muséum d’Histoire naturelle à Paris. Un gros raout d’espèces, semblant par moment en voie d’extinction, au minimum à bout de souffle. Ils étaient tous là, dans la grande galerie du musée. Pour nous dire, ou nous faire croire, que finalement, Macron veut bien s’intéresser à l’écologie et qu’il aime bien Nicolas Hulot.

Ça suffit, tout ce plastoque !

Mais qui est donc ce rorqual bleu ? Mais que vois-je ? Un magnifique calmar géant…. Coucou le ban de thons (n’y entendez pas mal, jamais je ne permettrais de traiter ainsi nos ministres) ! Hello la baleine australe  (ou plutôt son squelette) ! Nous voici en présence, d’un ban de mammifères marins en voie de disparition … cherchant désespérément la vie, entre les récifs coralliens (les obstacles, Emmanuel Macron quoi..). Cherchant un chemin, une oreille (celle de Macron) … ils sont perdus dans l’obscurité des abysses. Ils veulent sortir du monde du silence.

"A l’aide !" crie l’éléphant, qui conduit la caravane des animaux (Edouard Philippe). Derrière lui, buffles, gnous, girafes et hyènes, lui emboitent le pas. "Il faut arrêter de balancer du plastoque dans les océans, bande de crétins de mammifères en voie d’extinction !", hurle celui qui voulut être lion (Nicolas Hulot). "Je vais te bouffer, si tu ne me files pas 50 millions pour l’agriculture bio !" "À cause de vous, la moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici un siècle !", crie t il. "Je veux zéro artificialisation des sols ! Vous entendez ?"

"Il faut absolument supprimer douze produits en plastique à usage unique, ceux qu’on retrouve sur les plages !", lance Bruno Le Maire, (celui qui voulut être lynx). Ah non ! il n’est pas venu, me dit-on. Dommage, c’est lui qui donne les sous. Il a envoyé un anaconda (un serpent géant), pour essayer d’étrangler un peu le projet. Ça coutera moins cher.

Ce n’est pas gagné, cette histoire de biodiversité. Surtout que le chef, l’éléphant (Edouard Philippe), serait envouté par une théorie, depuis quelques temps. Celle de "l’effondrement". Les sociétés, à force de faire n’importe quoi avec la biodiversité, pourraient s’écrouler. Patatras… tout par terre.

En un mot : dans la grande galerie du Muséum d’Histoire naturelle, je vous rappelle qu’il est question d’évolution. A mon sens, la seule qui vaille serait d’arrêter d’enfumer les espèces vivantes, avec les mêmes constats faits depuis le sommet de la Terre de Rio. C’était en 1992.        

Edouard Philippe, Stéphane Travert, Nicolas Hulot et Brune Poirson au Muséum d\'Histoire naturelle, le 4 juillet 2018.
Edouard Philippe, Stéphane Travert, Nicolas Hulot et Brune Poirson au Muséum d'Histoire naturelle, le 4 juillet 2018. (GERARD JULIEN / AFP)