En route vers Paris 2024, France info

En route vers Paris 2024. À la découverte du triathlon et du paratriathlon

Chaque semaine, Cécilia Berder, membre de l’équipe de France d’escrime, vous invite à découvrir un sport olympique avant de l'admirer lors des Jeux de Paris en 2024.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Gwladys Lemoussu, paratriathlète française, lors du triathlon, le 11 septembre 2016, aux Jeux paralympliques de Rio.
Gwladys Lemoussu, paratriathlète française, lors du triathlon, le 11 septembre 2016, aux Jeux paralympliques de Rio. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

La coupe du monde de paratriathlon à suivre le 17 juin à Besançon

1500 mètres de natation, 40 kilomètres de cyclisme, 10 kilomètres de course à pied, voilà le format du triathlon olympique. Le tout, vous vous en doutez, sans temps de pause. Les transitions entre chaque discipline deviennent un enjeu stratégique pour perdre le moins de temps possible. Le triathlon reste un sport récent, un sport né dans les années 70 à San Diego aux Etats Unis grâce à un entraîneur d’athlétisme qui voulait apporter à ses athlètes une nouvelle façon de s’entraîner. La discipline va rapidement se codifier et faire sa première apparition aux Jeux olympiques, à Sydney en 2000.

Une discipline en pleine expansion

Preuve de son succès, aux Jeux de 2020 à Tokyo, il y aura une épreuve mixte de triathlon. Chaque équipe sera composée de deux hommes et deux femmes. Chaque coureur devra parcourir 300 mètres de natation, 8 km de vélo et 2 km de course à pied avant de passer le relais à son coéquipier. C’est un format rapide, encore plus spectaculaire, où les retournements de situation peuvent être nombreux. Cet événement sera aussi l’occasion de démontrer toute la puissance d’une nation en triathlon.

Un sport adapté à tous

Ces dernières années, de plus en plus d’athlètes de tout niveau se lancent à la conquête d’un triathlon. L’avantage est que chacun peut choisir son format de course. Vous débutez en triathlon, vous allez plutôt vous tourner vers le format XS, le plus petit. Le parcours est composé de 400 mètres de natation, 10 km de vélo et 2km5 de course à pied. Vous avez 4 poumons, 2 cœurs et des jambes en acier… autrement dit vous êtes un expert, vous pouvez viser le format XXL. Les circuits d'Ironman restent une des références. Au programme : 3,8 km de natation, 180 km de cyclisme et 42 km de course à pied.

À Besançon, les 16 et 17 et juin, c’est encore un autre format : le paratriathlon, épreuve présente aux Jeux paralympiques depuis Rio en 2016. La distance olympique réalisée par les athlètes est de 750 mètres de natation, 20 kilomètres de cyclisme et 5 km de course. Les paratriathlètes concourent en fonction de leur classe de handicap.

Aux Jeux de Rio, quatre catégories étaient représentées

Les utilisateurs de fauteuils roulants (les athlètes utilisent pour le parcours de vélo le handbike dans une position couché et un fauteuil de course pour la partie course), les déficients visuels accompagnés d’un guide et les athlètes avec handicaps sévères ou légers étaient les quatre catégories représentées aux Jeux de Rio. Avant la course, des classificateurs déterminent la catégorie du handicap et approuvent la conformité des prothèses ou autres dispositifs de soutien des athlètes.  

Gwladys Lemoussu est la première paratriathlète française à avoir été médaillée olympique avec sa médaille de bronze obtenue à Rio.

Gwladys Lemoussu, paratriathlète française, lors du triathlon, le 11 septembre 2016, aux Jeux paralympliques de Rio.
Gwladys Lemoussu, paratriathlète française, lors du triathlon, le 11 septembre 2016, aux Jeux paralympliques de Rio. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)