En route vers Paris 2024, France info

En route vers Paris 2024. À la découverte du marathon

Chaque semaine, Cécilia Berder, membre de l’équipe de France d’escrime, vous invite à découvrir un sport olympique avant de l'admirer lors des Jeux de Paris en 2024.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Le marathon de Paris est le deuxième du monde en terme d\'affluence, plus de 57 000 inscrits en 2017. 
Le marathon de Paris est le deuxième du monde en terme d'affluence, plus de 57 000 inscrits en 2017.  (BENOIT TESSIER / REUTERS)

Le marathon de Paris aura lieu le 8 avril

Même sans être sportif, on reste nombreux à utiliser le mot "marathon" pour décrire quelque chose de long, de pénible, d’épuisant. Mais à l’origine, Marathon, c’est une ville en Grèce. La légende raconte qu’un messager grec, l'athénien Phidippidès, lors de la bataille de Marathon en 490 avant JC, avait eu la lourde tâche d’annoncer leur victoire sur les Perses. Le coureur avait alors parcouru la quarantaine de kilomètres qui sépare la ville de Marathon à la capitale grecque. Après avoir délivré la bonne nouvelle, il serait mort d’épuisement, à bout de souffle.

Une course folle qui aura inspiré un français 

Lors des premiers Jeux modernes, en 1896 à Athènes, Michel Bréal, un ami de Pierre de Coubertin, s'inspire de cette légende et suggère au baron d’instaurer le marathon. Au programme : 40 km, pour 24 concurrents, qui pour la plupart, vont s’élancer pour la première fois de leur vie sur une distance aussi longue.

La distance aujourd’hui n’est plus de 40 km mais de 42,195 km. Pour ces "petits" kilomètres en plus, les coureurs peuvent remercier la famille royale du Royaume-Uni. Aux Jeux de Londres en 1908, Edouard VII et son épouse voulaient que le départ du marathon ait lieu sous les fenêtres du château de Windsor, pour une arrivée dans le stade olympique face à la loge royale. Le compte n’était plus bon et quelques miles ont ainsi été ajoutés.

Statue de Phiddipidès sur le parcours du marathon d\'Athènes
Statue de Phiddipidès sur le parcours du marathon d'Athènes (COURRIER PICARD)

"Je suis un marathonien"

 Aujourd’hui tout le monde court. Tout le monde… même les femmes ! Mais il aura fallu se battre pour avoir le droit de courir. Le premier marathon olympique ouvert aux femmes remonte à Los Angeles en 1984 avec la victoire de l’américaine Joan Benoit. Auparavant, les femmes étaient obligées de courir dans la clandestinité. Dans la société des années 50, certains leur faisaient croire que courir leur donnerait du poil sur tout le corps, de grosses jambes ou que leur utérus allait se décrocher.

Aujourd’hui, les coureurs, pour avoir la chance de dire un jour "je suis un marathonien" sont mieux informés, mieux préparés, mieux équipés aussi… Mieux équipés, c’est évident, en comparaison avec une autre époque de la grande histoire du marathon olympique.

On pense évidemment à la victoire d'Alain Mimoun, dans l'enfer de Melbourne en 1956, dossard 13 sur le dos, mouchoir noué sur la tête pour se protéger de l'écrasante chaleur, et la consécration devant son ami et rival Emil Zatopek. À la fin de la course, neuf athlètes ont fini à l’hôpital à cause de la forte chaleur. L’histoire du marathon olympique s’est aussi écrite 4 ans plus tard, en 1960 avec le triomphe de l’éthiopien Abebe Bikila, pieds nus dans les rues de Rome.

Le marathon de Paris est le deuxième du monde en terme d\'affluence, plus de 57 000 inscrits en 2017. 
Le marathon de Paris est le deuxième du monde en terme d'affluence, plus de 57 000 inscrits en 2017.  (BENOIT TESSIER / REUTERS)