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La jeune militante suédoise, Greta Thunberg, rejoint Davos pour "attirer l’attention sur la crise climatique"

L'adolescente de 16 ans, qui avait déjà marqué les esprits à la COP24 en Pologne, se rend mardi en Suisse, au forum économique mondial de Davos, avec un engagement intact.

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Greta Thunberg, à Katowice en Pologne, le 4 décembre 2018 lors de la COP24.
Greta Thunberg, à Katowice en Pologne, le 4 décembre 2018 lors de la COP24. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)
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Greta Thunberg, une jeune Suédoise de 16 ans, poursuit son combat écologique en passant par la Suisse. Elle s'y rend mardi 22 janvier afin de sensibiliser les chefs d'Etat, présents au Forum de Davos, à la nécessité de prendre soin de la planète. Depuis sa grève lancée à l'école, pour les mêmes motifs, puis son passage à la COP24, l'adolescente a réussi à mobiliser des milliers de jeunes à travers l’Europe, au Canada, ou encore en Australie. 

Un parcours semé d'embûches... qu'elle ignore

L'adolescente est devenue un modèle pour de nombreux jeunes mais elle a aussi attiré les attaques de groupes d’extrême droite et complotistes sur les réseaux sociaux. Elle y fait face avec un flegme surprenant. Elle passe tous ses vendredis à manifester, sous la pluie ou dans un froid à moins dix degrés. Ce ne sont donc pas quelques commentaires désobligeants sur internet qui vont l’arrêter. Finalement, le plus difficile pour elle a été le début de sa grève, en août, quand elle s'est retrouvée toute seule avec sa pancarte en carton. Greta n'était guère prise au sérieux. Mais les choses ont changé. Elle est maintenant entourée d’un groupe de militants et d’autres jeunes grévistes et elle est devenue une personnalité, désignée par la magazine Time comme étant l’une des adolescentes les plus influentes au monde. Elle a aussi été invitée à s’exprimer lors de la 24e conférence de l'ONU sur le climat (COP24) de Katowice, en Pologne.

Ce matin, elle part pour le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, avec la ferme intention de s’adresser aux quelque 60 chefs d’Etat présents. "Je pense qu’en étant là-bas et en faisant des discours, je peux attirer l’attention sur la crise climatique, pour qu’ils oublient leur intérêt personnel, pour s’intéresser au climat", a-t-elle déclaré avant son départ.   

Une passion pour l’environnement 

Greta a choisi de devenir vegan. Elle ne prend plus l’avion, n’achète plus de produits neufs. Et elle a convaincu ses parents de faire la même chose. Sa mère est certes connue ici pour son engagement en faveur des droits de l’Homme. Cette chanteuse lyrique, qui voyageait très souvent en avion, a finalement changé de carrière. Son père, qui rêvait de conduire un gros 4X4, roule à présent en voiture électrique. Il va accompagner sa fille à Davos, comme il l’a déjà fait pour rejoindre Katowice, avec la plus faible empreinte carbone possible. "Nous allons à Davos en train. Ce n’est pas si dur que cela en fait. En partant de Stockholm tôt le matin, l’après-midi, on est à Hambourg. Et là on prend le train de nuit pour Zurich", a-t-il précisé. Il s'agit quand même d’un voyage de 1 800 km, d'une durée de 24 heures, que Greta refera en sens inverse, pour rentrer chez elle...   

Greta Thunberg, à Katowice en Pologne, le 4 décembre 2018 lors de la COP24.
Greta Thunberg, à Katowice en Pologne, le 4 décembre 2018 lors de la COP24. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)