En Suisse, les étudiants doivent présenter un pass sanitaire pour suivre les cours en présentiel

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Si la France mise sur le respect des gestes barrières pour limiter les contaminations au Covid-19 dans les universités, la Suisse demande un pass sanitaire aux étudiants. 

Article rédigé par
Jérémie Lanche - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le personnel de sécurité vérifie le certificat Covid des étudiants de l'université à l'École polytechnique fédérale de Suisse à Lausanne, le 21 septembre 2021. (LAURENT GILLIERON / KEYSTONE)

L'Université de Genève prend en cette rentrée universitaire, des allures de centre de dépistage géant. Les 19 000 étudiants doivent présenter un pass sanitaire (appelé "certificat Covid" en Suisse) pour accéder aux amphithéâtres. "Nous choisissons certains auditoires et nous contrôlons l'ensemble des personnes qui entrent à l'intérieur, explique Niels Dupont, directeur de la sécurité de l'Université de Genève. "Ceux qui n'ont pas le certificat Covid pourront suivre les cours à distance. Nous avons prévu des sanctions seulement en cas de fraude au certificat Covid."

Beaucoup d'étudiants font la queue pour faire un test de dépistage du Covid-19. Deux centres de tests, gratuits pour le moment, ont été installés à l'entrée de la faculté. À l'étage, des infirmiers sont également disponibles pour les volontaires à la vaccination. La Suisse a l'un des plus faibles taux d'immunisation d'Europe occidentale et comme dans tous les pays, les réticences face au vaccin sont plus fortes chez les jeunes. Niels Dupont estime qu'entre 40 et 50% des étudiants sont vaccinés, mais il est impossible pour lui d'avoir un chiffre plus précis. Néanmoins, vaccinés ou pas, "les étudiantes et les étudiants ont joué le jeu", en présentant un certificat Covid. 

"Nous avons contrôlé près de 2 500 étudiantes et étudiants et moins d'une dizaine de personnes n'avaient pas de certificat Covid."

Niels Dupont

à franceinfo

Ces chiffres ne reflètent pas nécessairement la réalité mais le jour de la rentrée universitaire, 200 étudiants se sont fait vaccinés contre le coronavirus. Ils étaient cinq fois plus nombreux à se faire tester. 

Chéryl et Edmone ont toutes deux reçu leur première injection mais les deux étudiantes ont des motivations différentes. Chéryl a toujours voulu se faire vacciner mais elle ne pouvait pas le faire jusqu'à présent : "Mes parents sont contre, donc je devais trouver un moyen de le faire en passant outre leur autorité. Quand j'ai vu que l'école proposait ce service, je me suis dit que j'allais le faire directement". À l'inverse, Edmone s'est résignée pour des questions pratiques : "Je suis en biochimie, j'ai des cours en laboratoire et le certificat Covid est obligatoire... Faire le test tout le temps, c'est compliqué en termes d'organisation."

Adrian et Hamza refusent toujours de se faire vacciner quant à eux, pour le moment en tout cas. "C'est vrai qu'au bout d'un moment si je dois me faire tester tous les deux ou trois jours, faire la queue à chaque fois... Je reconsidérerai l'option de me faire vacciner", confie le premier. 

"Je pense que les restrictions sanitaires vont bientôt être levées donc je ne vois pas vraiment l'intérêt de se faire vacciner pour l'instant"

Hamza, étudiant à l'Université de Genève

à franceinfo

La fin de la gratuité des tests PCR, fixée normalement au 1er octobre pourrait faire bouger les lignes. L'Université de Genève prévoit toutefois de continuer à proposer des tests salivaires gratuits qui permettront seulement de suivre les cours en présentiel. En revanche, ces tests ne donneront pas accès à un certificat Covid, obligatoire pour se rendre dans les bars et restaurants ou encore au cinéma. 

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