En direct du monde, France info

En Chine, des robots assistent les enseignants dans les salles de classe

Les élèves de plusieurs écoles maternelles chinoises accueillent, depuis la rentrée, un robot dans leur classe. En Chine, l'intelligence artificielle gagne de nombreux secteurs.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Un robot Keeko dans une salle de classe à Pékin, le 30 juillet  2018.
Un robot Keeko dans une salle de classe à Pékin, le 30 juillet  2018. (GREG BAKER / AFP)

En Chine, les élèves d’une école maternelle ont eu une petite surprise à la rentrée des classes. À côté de leur nouvelle maîtresse, un robot a pris place. Il s'appelle Keeko, il est là pour assister l'institutrice. Keeko, tout blanc avec une tête ronde, est à peine plus grand que les enfants, il mesure 60 centimètre à peine. Ce robot n'a pas de bras, mais il se déplace sur des roues et son visage est un écran tactile sur lequel s'animent des petits cœurs rouges en cas de bonne réponse.

Distributeur de bons points et conteur de blague

Keeko peut poser des questions et peut donc distinguer une bonne réponse d’une mauvaise. Il peut aussi raconter des histoires, chanter, filmer, etc. Bref, c'est l’assistant idéal dans une salle de classe car en plus il ne se fatigue jamais.

Ce petit robot n'est pas un cas unique en Chine. 600 écoles maternelles utilisent depuis cette rentrée un robot comme Keeko. Il coûte 10 000 yuans soit un peu moins de 1 300 euros. Keeko n’est pas le seul robot éducatif chinois. Il y a aussi iPal qui est un peu plus grand, puisqu'il fait la taille d’un enfant de 5 ans. Il peut donner des cours de mathématiques, raconter des blagues, interagir avec les enfants. À la différence de Keeko, iPal ne va pas encore à l’école, il n’a pas eu l'autorisation. La marque qui le fabrique le présente toutefois comme un parfait baby-sitter. 

Formé à la médecine

La Chine, l’empire de la robotique, investit beaucoup d’argent dans le développement de l’intelligence artificielle. Il y a des robots un peu partout, dans les restaurants, par exemple. À Shangai, un établissement a remplacé ses serveurs par des robots. De nombreuses livraisons se font aussi grâce à la robotisation. En mars dernier, un robot iFlytek a même fait son apparition dans deux hôpitaux chinois. L'année dernière, il a réussi l’épreuve théorique du concours chinois d’entrée en médecine et depuis, il délivre des diagnostics aux malades.

Un robot Keeko dans une salle de classe à Pékin, le 30 juillet  2018.
Un robot Keeko dans une salle de classe à Pékin, le 30 juillet  2018. (GREG BAKER / AFP)