Du côté des étoiles, France info

Une rencontre dans le ciel de l'aube

Depuis vingt ans, Guillaume Cannat publie son "Guide du ciel", une source inépuisable d'informations sur les quatre saisons du ciel. Planètes, éclipses, comètes, astéroïdes, constellations, rencontres dans le ciel nocturne, rien n'échappe à cet astronome amateur et photographe talentueux. Cette semaine, Guillaume nous propose d'observer la lointaine et discrète planète Uranus...

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(La plus précise photographie d'Uranus jamais réalisée, avec le télescope géant Keck, à l'observatoire de Mauna Kea. © Keck Observatories.)

Depuis vingt ans, Guillaume Cannat publie son Guide du ciel chez AMDS Edition , une source inépuisable d'informations sur les quatre saisons du ciel. Planètes, éclipses, comètes, astéroïdes, constellations, rencontres dans le ciel nocturne, rien n'échappe à cet astronome amateur et photographe talentueux. Son Guide du Ciel 2014-2015 nous invite à observer le ciel, à l’œil nu, aux jumelles ou avec un télescope, que l'on soit simple curieux du ciel, ou astronome amateur chevronné.

Le paradoxe du ciel nocturne , c'est qu'il est tout à la fois immuable et perpétuellement changeant. Immuable car ce sont les mêmes constellations qui émerveillaient les Anciens que celles que l'on contemple aujourd'hui. Changeant parce qu'il y a des saisons dans le ciel... L'hiver et l'été, c'est la Voie lactée qui attire astronomes amateurs et professionnels. Le printemps et l'automne, les galaxies, et l'Univers lointain... Guillaume Cannat, qui rédige par ailleurs le passionnant blog Autour du Ciel nous explique ainsi que c'est en juin que les nuits sont les plus courtes dans l'hémisphère nord, et le ciel d'été, où commence à luire la Voie lactée, ses amas et ses nébuleuses, n’apparaît que très tardivement en soirée... Ce mois de juin est donc beaucoup plus favorable à la découverte des astres les plus brillants, perceptibles dès la fin du crépuscule, comme les planètes. Jupiter n'est perceptible à l'horizon ouest que quelques dizaines de minutes, avant qu'elle ne plonge derrière l'horizon. Mars, qui s'éloigne peu à peu de la Terre, perd en éclat : elle brille désormais comme l'étoile Arcturus, et avec le même coloris orangé. Saturne, à l'éclat jaune et fixe, qui brille du soir au matin dans la constellation de la Balance, elle mérite que l'on dirige vers elle une longue vue, une lunette ou un télescope, qui révéleront ses merveilleux anneaux, avec un grossissement de 25 x à 100 x. Quant à Vénus, elle apparaît avant le lever du jour, à l'horizon nord-est.

Cinq planètes sont connues depuis que l'humanité lève les yeux vers le ciel , car elles sont parfaitement visibles à l’œil nu : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Mais Uranus et Neptune, c'est une autre histoire... Invisibles à l’œil nu, elles exigent un télescope et quelques connaissances astronomiques pour être repérées. Sauf ce 21 juin à l'aube... Car, au dessus de l'horizon est, la très discrète planète Uranus sera facile à voir, puisque c'est la Lune qui servira de flèche lumineuse. La septième planète du système solaire, en effet, se trouvera juste sous le croissant lunaire, dans la constellation des Poissons et sera observable avec des jumelles ou un petit instrument astronomique. 

 

Pour observer Uranus ce 21 juin à l'aube , pointez une paire de jumelles sur la Lune.

Uranus est la petite « étoile » visible juste sous le croissant lunaire . En grossissant l'image, avec une lunette ou un télescope grossissant 100 x à 400 x, la planète se révélera comme un minuscule et pâle disque bleuté : une observation rare, bouleversante, inoubliable...

  

(La plus précise photographie d'Uranus jamais réalisée, avec le télescope géant Keck, à l'observatoire de Mauna Kea. © Keck Observatories.)