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Jean-Marie Fardeau : le livre, "un compagnon contre l'oppression"

Le directeur de l'antenne française de Human Rights Watch lit le soir, après avoir éclusé la presse et les réseaux sociaux. "Je lis souvent les romans bien après leur parution. Récemment, j'ai ouvert "Comédia infantil", d'Henning Mankell. L'histoire d'un enfant de rue au Mozambique, qui a vécu les pires traumatismes de ce pays."

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Le roman peut être selon Jean-Marie Fardeau une manière "élégante, non militante, déguisée, de faire passer des messages. On a tous en tête les livres de Zola, de Victor Hugo, qui sont des manières de faire passer des messages sur la peine de mort ou les conditions de travail."

"Je ne serais pas là sans deux livres" assure Jean-Marie Fardeau. Celui de René Dumont "Agronome de la faim" . L'ancien candidat à la Présidentielle, connu pour ses engagements en faveur du Tiers-Monde, a donné à Jean-Marie Fardeau l'envie de s'engager dans une formation d'agronome, pour rejoindre les ONG.

Dans la même veine, il se souvient d'un ouvrage de Robert Linhart "Le sucre et la faim ". "J'ai découvert à cette occasion que des gens pouvaient réduire leur taille moyenne de générations en génération parce qu'ils étaient sous-alimentés."

Le livre qu'il aurait aimé écrire? "J'aurais été le plus heureux des hommes si j'avais pu écrire un jour "Les raisins de la colère " de John Steinbeck.

Le livre qui lui résiste? "Les frères Karamazov " de Dostoïevski... et "Les Bienveillantes " de Jonathan Littell, que le militant des droits de l'Homme vient de débuter : un "Everest" littéraire à franchir.

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