Dans la peau d'une "fan zone" en plein appel au boycott de la Coupe du monde 2022

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Tous les matins, Marie Dupin se glisse dans la peau d'une personnalité, d'un événement, d'un lieu au cœur de l'actualité.

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Radio France
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Photo d'illustration d'une entrée de fan zone, prise le 9 juin 2016, à Bordeaux, un jour avant le début de l'Euro de football. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Apparue en Suisse en 2008, je rassemble pendant les Coupes du monde des dizaines de milliers de supporters mais cette année je serai sauvage ou je ne serai pas. Car quand on est une "fan zone"… sans fan, c'est compliqué. 

De nombreuses villes grandes et moyennes font de l’obstruction en refusant de promouvoir le mondial au Qatar. Et même si Paris refuse le terme de boycott, c’est bien ce dont il s’agit. Bref, je ne suis pas à la fête, moi, qui ne vis que pour ça.

A l’origine réservé à la Formule 1, je permettais aux fans de rencontrer les pilotes et de suivre en direct les courses sur écran géant. Mon usage a ensuite été étendu 2008 aux espaces gratuits en centre-ville, où se retrouvent les supporters n’ayant pas de billet pour regarder les matchs, transformant pour quelques heures une place publique ou une avenue en stade virtuel vibrant aux couleurs de son équipe…

D’ailleurs, au fil des années, les "fan zones" sont devenues aussi sécurisées que les stades eux-mêmes. Délimitation avec des plots de béton, vidéosurveillance et palpations de sécurité…Depuis les attentats en 2015, l’ambiance n’est plus la même. Ni l’ambiance ni le coût de mon organisation : pour l’euro en 2016, l’Etat et l’UEFA avaient mis la main à la poche à hauteur de 17 millions d’euros. Mais maintenant, c’est aux communes de payer…autant dire que si elles me boycottent pour se donner bonne conscience face à une catastrophe humaine et écologique, ça ne pourra pas non plus faire de mal à leur portefeuille. 

Retrouvez Dans la peau de l'info par Marie Dupin, tous les jours à partir de 7h20.

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