Dans la peau d'un glacier suisse qui n'avait jamais fondu aussi vite

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Tous les matins, Marie Dupin se glisse dans la peau d'une personnalité, d'un événement, d'un lieu au cœur de l'actualité.

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Radio France
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Le glaciologue Matthias Huss sur le glacier de Gries, en Suisse, le 2 septembre 2022. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Ce matin, je jeté un froid en rentrant dans le studio. Mais ne vous inquiétez pas, ça va bientôt se réchauffer : je suis un glacier qui fond. 

On vient en effet d’apprendre que 6% du volume des glaciers suisses avait disparu cette année. Pour vous faire une idée, on parlait jusqu’à présent de fonte "extrême" lorsque je perdais 2% de mon volume… Des petits glaciers du Caucase en passant par l’Himalaya jusqu’aux grandes étendues du Groenland, nous sommes environ 200 000 à connaître le même phénomène. Partout, on recule. Enfin, on ne recule pas vraiment : on continue plutôt d’avancer, c’est d’ailleurs comme cela qu’on façonne le monde depuis des millions d’années, glissant sous notre propre poids. Il serait plus juste de dire qu’on se raccourcit par le bas, car le flux de glace n’est plus suffisant pour compenser notre fonte express. 

Il faut dire que le climat n'est pas vraiment favorable, surtout lorsqu’on est extrêmement sensibles à la chaleur. Pour vous, un degré en plus ou moins, ce n'est pas grand chose, mais pour moi, c’est énorme...

Retrouvez Dans la peau de l'info par Marie Dupin, tous les jours à partir de 7h20.

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