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Des eaux tropicales au pied des glaciers

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Les centres aquatiques semblent être devenus incontournables pour l'industrie de la neige. Chaque station veut le plus grand, le plus moderne, le plus original. Mais certains écologistes dénoncent des "absurdités".
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Radio France
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Des mouettes et des dauphins sont peints aux murs. Des
cocotiers artficiels bordent le bain ludique. S'il n'y avait la montagne
enneigée à travers la baie vitrée, on se croirait plutôt au bord de la mer. Tète
émergée du jacuzzi de ce centre aquatique de Val Thorens, Fabien dit apprécier
la chaleur après quelques heures de raquette dans le froid.

C'est la tendance en station. Les touristes ne veulent plus
passer tout leur temps sur les pistes. Il faut les occuper avant, après et les
jours de mauvais temps.

"Esprit moutonnier " des stations

D'où la course à l'échalote que se livrent les
stations. Chacune veut avoir le complexe aquatique le plus attrayant. Végétation
luxuriante et rivière à courant à Avoriaz depuis l'année dernière, piscine à
vague pour surf en construction a Courchevel. A Val Thorens on veut aussi remplacer
le centre existant, jugé vieillissant. Un investissement à 40 millions d'euros,
d'après un responsable du projet. Il devrait voir le jour d'ici 5 ans.

Mais ces sites n'ont pas que des adeptes. Conseillère régionale
Europe Ecologie-Les Verts, Claude Comet regrette l'esprit
"moutonnier" des stations. Selon elle, ces dernières feraient mieux de mutualiser ces structures. Tout aussi critique, son collègue Yves
Paccalet fait la comparaison avec les pistes de ski construites dans les émirats
du golfe persique. Pour lui, "mettre de la neige sous les tropiques et mettre
des eaux tropicales là où il fait moins 20°C, ce sont des absurdités
".

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