C'était comment ?, France info

Vive la twictée !

Le salon de l’Éducation ouvre ses portes demain, porte de Versailles, a Paris. C’est LE grand rendez-vous, en la matière. Et juste à côté, un autre salon est devenu incontournable : celui de l’éducation numérique.

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Copié dans le presse-papier !
(Najat Vallaud-Belkacem a annoncé jeudi une "charte de confiance des services numériques pour l'éducation" © MaxPPP)

Ne dites plus dictée, mais Twictée. Je vous jure, ce n’est pas une blague. "On va arriver, grâce aux tablettes à l’école, à faire aimer la dictée. " Parole de prof de CE1, qui semble jubiler, par avance…

Moi : "En tout cas, il y en a une autre à qui cela devrait plaire, votre système de dictée numérique, c'est à Najat Vallaud Belkacem, bien sûr ". Le prof sourit, tout content, car la ministre est attendue, d’une minute à l’autre. Elle, qui en septembre dernier, avait jeté la pagaille, en prônant "Une dictée par jour ". Je me dis qu’avec la super Twictée, les profs arriveront peut être à faire ingurgiter la maudite dictée,  jusqu’à 5 fois par jour, qui sait ?

On nous force bien à engloutir, 5 fruits et légumes. Ce prof en est persuadé, la twictée n’est qu’une expérience, pour le moment... "Mais…   dit-il,  le côté ludique, collectif, et international, est un atout de la tablette ."

Moi : "International ? Faut pas exagérer. Ils ne sont pas à la fac ! " Lui, me ridiculisant un chouia : "Nen, non… mais en leur faisant correspondre avec des correspondants étrangers, ils trouvent la critique plus facile, ils acceptent de se tromper. Ca dédramatise l’école. " Intelligente tablette… plus humaine qu’il n’y parait…et qui rendrait nos enfants, moins râleurs. Je ne sais pas vous, mais moi, j’achète. Je poursuis ma route, dans les allées de ce salon. Je croise un homme, une télécommande à la main… et un robot qui le suit. Ah zut, il est en train de casser mon humanité numérique.

Je m’approche. Ah mais non… y’a un humain, dans le robot. Et c’est un enseignant. L’autre homme, celui qui a la télécommande, lui fait visiter le salon, et lui fait parler à des visiteurs. Pas mal du tout. Décidemment ce salon (moi qui ne suit pas vraiment le super méga Geek…) commence à me plaire. Face à moi : un attroupement… quasiment une foule. Une ministre. Et voilà Najat Vallaud Belkacem, assise sur un petit banc, comme une enfant. Elle est mignonnette, telle une bonne éleve (elle a parfois été surnommée ainsi). Devant elle, une table… non, une tablette géante

Tout est en 3D. Et la voilà partie pour une ballade sur un moteur de recherche, destiné exclusivement aux 3-12 ans. Bienvenue sur Qwant Junior

L’un des responsables de la boite, est assis juste à côté d’elle.

"Alors, là, vous voyez… on à des images correspondant à une recherche sur Van Gogh. " Elle : "En fait, je vous avoue, j’ai la casquette de ministre, et de maman là. Donc, je voulais savoir, vous pouvez enlever le moteur de recherche Google ? " Lui : "Eh non, on ne peut pas. Mais on a mis en place des filtres : une liste Blanche de sites éducatifs, à la disposition des enfants. Tout est trié sur le volet, chaque jour. Et une liste noire, avec tout ce qui est violent ou pornographique. " Najat Vallaud Belkacem écoute avec attention. Toute l’équipe de Qwant Junior, la regarde

Une équipe, aux anges. Allez, ce sera jus d’pomme pour tout le monde !

Sophie, créative manager, me racontera par la suite qu’en 2014, la ministre était venue les voir. Elle leur avait donné le coup d’envoi, dans ce même salon. Ils prennent tous des photos. Immédiatement twittées. On oublie les cinq fruits et légumes par jour. Leur régime : cinq twitts et clics…un  gros minimum.

(Najat Vallaud-Belkacem a annoncé jeudi une "charte de confiance des services numériques pour l'éducation" © MaxPPP)