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Des politiques submergés

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Le débat a l’Assemblée nationale, sur la Syrie... C’était ce mardi. Mercredi, ce sera sur la question des réfugiés. Une session de rentrée du Parlement, sous le signe des sujets brûlants. Personne n'est très à son aise.
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Radio France
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 (Manuel Valls a exclut toute intervention terrestre en Syrie ce mardi après-midi à l'Assemblée Nationale © MaxPPP)

L’actualité est venue frapper à leurs portes.

Les questions cruciales hantent les couloirs du Palais Bourbon.

Les politiques font une rentrée fracassante. Leur mine, encore légèrement bronzée, palit à vue d’œil.

"Je dois dire que le programme est chargé… " Ce sont les mots d’un deputé de droite, il essaie de rester zen.

"En même temps, on est rattrapé par nos lacunes…L’immigration.. La syrie… On a laissé traîné… Ben voilà, on y est ".

Moi : "Justement, sur la Syrie… La droite parle d’intervention terrestre ? "

Lui : "Oui, on peut imaginer une forme d’intervention au sol… mais, pas comme ca... "

Moi : "Pas comment ? "

Lui : "Disons que… il faudrait se donner les moyens d’une intervention… essentiellement assumée par les pays voisins… "

Hum… bien fumeux tout ça…

Un deputé depassé par les évènements

Tiens, un homme connu

Bruno Le Maire : il va passer de caméra en micro, dans la salle des quatre colonnes.

"Il faut se debarasser de Daesh… trouver la coalition la plus large, pour une intervention terrestre ".

"La France doit bâtir une legitimité, pour cela… mais il ne s’agit pas d’être les premiers pourvoyeurs de troupes… "

Dans ma tête : ce sera qui, alors, les premiers, au sol, en Syrie ?

Je ne le saurai jamais, car… à l’Assemblee nationale, personne, ne le sait.

Un deputé Les Républicains, totalement en Off : "On est a la ramasse, surtout dans le timing, comme si on avait rien vu venir… Les refugiés syriens, ils arrivent bien de quelque part non ? On le sait, ce qui se passe en Syrie ! "

Moi : "Justement… pourquoi ne pas avoir anticipé ? "

Il est pressé… il doit faire "une caméra ".

Valls est à la tribune.

Je m’attendais à voir le matador, hurler son désir de sauver les Syriens, il n’en est rien.

Quel calme… serait-il submergé, lui aussi ?

Submergé par la realité : des milliers de femmes, enfants, hommes, sont aux portes de l’Europe, à implorer l’asile ; la France vit sous la menace de Daesh ; les éléctions régionales approchent ; la présidentielle n’est pas loin…

Manuelito, ne joue plus de ses banderilles. L’heure est trop grave.

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