Guerre en Ukraine : quand la diplomatie passe par la communication politique

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Autrefois rangée dans le camp "des grandes muettes", la diplomatie est devenue un sujet récurrent dans le débat public. Depuis le début de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron s'en sert comme d'un atout dans son expression aux Français, il se présente comme celui qui tient tête à Vladimir Poutine.

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Radio France
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Le président français Emmanuel Macron (à gauche) et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le 8 février 2022 à Kiev (Ukraine). (SERGEI SUPINSKY / AFP)

La scène internationale abrite aujourd'hui tout un pan de la communication, la diplomatie se joue à coups d'images et de tweets, et ce sont les chefs d'Etat qui préemptent cet espace. Mais comment se fabrique une bonne communication diplomatique ? Et qui en sont les meilleurs porte-paroles ? La question est posée à Didier Le Bret, diplomate, spécialiste de la gestion de crise et consultant. Il a notamment été ambassadeur de France en Haïti ou encore directeur du Centre de crise aux ministère des Affaires étrangères.  

La guerre en Ukraine, une guerre de communication

 

Depuis quatre mois, tous les observateurs répètent la même chose au sujet de la guerre en Ukraine : en parallèle de la guerre militaire se livre une guerre de communication, une bataille diplomatique mise en scène. Ancien producteur de télé et acteur ultra populaire, Volodymyr Zelensky est devenu le héros de la résistance ukrainienne mais aussi des opinions publiques occidentales. Il se sert des codes de la fiction, qu'il connait par cœur. Et le président ukrainien casse les codes de la communication politique, comme dans son allocution surprise au festival de Cannes où il a comparé Poutine au personnage du dictateur de Charlie Chaplin et où il a cité une phrase du film "Apocalypse now". "Vladimir Poutine est à l’opposé, il communique seul, froidement, et seulement pour des annonces importantes", souligne Didier Le Bret.  

Dans cet épisode également, retours sur de grands moments de communication diplomatique, du "Ich bin ein Berliner" de Kennedy au discours de Dominique de Villepin sur l’Irak, à l’ONU. Et pour son info en plus, Gaspard Gantzer évoque le vent de panique qui souffle du côté de la majorité à l’approche des législatives qui s’annoncent largement boudées par les électeurs.

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