Dans le bleu de Nice

écouter (3min)

Classée depuis juillet dernier "ville de la villégiature d’hiver de riviera" au Patrimoine mondial de l’Unesco, la capitale de la Côte d’Azur cultive, été comme hiver, son art de vivre à l’extérieur, grâce à la douceur de son climat.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
La promenade des Anglais sur le quai des Etats-Unis en face du Vieux-Nice, au coeur de l'automne. (INGRID POHU / RADIO FRANCE)

Grâce à une nouvelle ligne de tram ouverte voici deux ans, il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre depuis l’aéroport la "Prom" dans "le Vieux". Comprenez la Promenade des Anglais dans le Vieux-Nice. Marcheurs et joggeurs longent la plage de galets et slaloment entre skates, trottinettes et vélo. Une douce effervescence emplit l’atmosphère balnéaire d’une ville cosmopolite ultra dynamique.

À Nice, la moitié de la population a moins de 40 ans

Et il n’y a pas que sur le quai des États-Unis que ça bouge ! "Allez, on va vers le Vieux-Nice ?" Bretonne d’origine, Isabelle Billey-Quéré nous guide dans sa ville d’adoption. "Le Vieux-Nice monte vers la colline du château, il y a des escaliers partout, parce qu’on grimpe en altitude jusqu’à 93 mètres." Et ça grouille de monde, surtout dans la rue Droite avec ses commerces de bouches. On craque pour des caillettes, petites olives noires savoureuses.

"A Nice, c’est vraiment la street food avant l’heure avec le pan bagnat, les petits farcis, la socca (galette de pois chiche très poivrée à déguster chaude à la fin du marché)... Presque toute la cuisine niçoise peut être mangée en pique-nique." À deux pas, place Saint-François, on arpente le marché aux poissons.

Les rues colorées de Nice sont baignées d’une lumière intense et mènent soit à la plage, soit vers les collines. (INGRID POHU / RADIO FRANCE)

Petit crochet par la place Garibaldi (1773) illuminée d’ocre jaune

"C'est l'une des plus grandes places de Nice. Elle a été bâtie à la turinoise en carré, avec les arcades", précise Isabelle. Avec notre guide, on joue à démasquer les volets en trompe-l’œil, qui ornent la chapelle des pénitents bleus.

Tout près, au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (Mamac) c’est le bleu très pigmenté d’Yves Klein qui nous fait de l’œil. Quelle émotion de plonger dans les anthropométries de l’iconique artiste niçois. "Ces performances emploient la technique des pinceaux vivants", explique la commissaire d’exposition, Rebecca François.

À vingt minutes à pied, on compte les palmiers du chic boulevard Victor Hugo, paré de façades Belle époque et Art déco. À quelques encablures, on s’installe sur la terrasse de Chez Davia, restaurant tenu par Pierre Altobelli. Ses rougets pêchés la nuit sur un pointu se dégustent entiers "à l’écaille". "Ici c’est la vraie cuisine nissarde, elle est saine, je dirais même presque médicinale", sourit le chef.

Davia, le restaurant de Pierre Altobelli est une institution de la gastronomie nissarde. (INGRID POHU / RADIO FRANCE)

Par un sentier pédestre qui part du port, on peut rejoindre les collines de Nice pour embrasser la baie des anges depuis le Mont Boron. Du bleu marine, du bleu ciel, du bleu turquoise… Du bleu, du bleu, du bleu…toujours et encore… Un panorama prodigieux "qui réconcilie avec la vie, même quand on n'est pas fâché", conclut notre guide.   

 Situé sur la colline du Mont-Boron dominant la baie de Nice et la rade de Villefranche-sur-Mer, le fort du Mont-Alban, bâti vers 1560, constituait l’un des points de défense majeur du comté de Nice. (INGRID POHU / RADIO FRANCE)

En pratique 

Yelo hôtel : ce bel hôtel-boutique 4 étoiles a ouvert cet été en plein centre de Nice. Sa salle de petit-déjeuner se transforme en espace coworking l’après-midi puis en bar à tapas le soir. À partir de 110 euros, la nuitée en chambre double (petit-déjeuner, 13 euros).

47, bis avenue Jean Médecin. Yelohotelcollection.com  

Office de tourisme de Nice: nicetourisme.com

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.