La semaine de la mode bientôt dans nos armoires
L’objectif, c’est d’alimenter les boutiques. Ça peut se faire rapidement parce que derrière les paillettes du défilé, tout le processus industriel est déjà en place. Les tissus, les façonniers, c’est-à-dire les fabricants qui vont reproduire à l’identique le modèle original. Rien à voir avec la haute couture destinée à une poignée de clientes à travers le monde, avec des pièces uniques, faites à la main et des défilés exclusivement français.
Ces collections vont donc passer des podiums à nos garde-robe. Pour les plus pressées, c’est déjà fait. C’est le principe du "aussitôt vu, aussitôt acheté". Exemple chez Burberry à Londres. Le show a été diffusé en direct sur internet, et pendant l’aller-retour des mannequins, les impatientes ont pré-commandé les modèles.
Et surtout, chaque marque attend comme le messie ce que l’on appelle les acheteurs, envoyés par les grands magasins les plus chics du monde entier, Le Printemps, Harrods à Londres, Macy's aux Etats-Unis. Ils ont carte blanche pour commander des centaines de pièces. Evidemment les créateurs sont aux petits soins. Leur place est réservée au 1er rang des défilés. Ils peuvent revoir les modèles en petit comité, dans les showrooms, et c’est là, à l’écart des projecteurs, que les contrats se négocient. Les marques vendent un vêtement mais aussi tout l’univers qui l’accompagne : les accessoires, sacs, chaussures, bijoux, même les montres. Le chiffre d’affaires de ces maisons dépasse les 20 milliards d’euros, dont plus de la moitié produit en France.
Et ces défilés commencent à s’ouvrir. Les nouvelles technologies sont là, snapchat avec des images des défilés visibles pendant 24H ; les retransmissions en streaming, il y a Périscope, cette nouvelle application vidéo de twitter. A New York, Desigual en a carrément équipée l’une de ses mannequins sur le podium.
Et puis pour la 1ère fois cette année, du public, du vrai, a été invité chez Givenchy. La maison française a défilé exceptionnellement aux Etats-Unis. 1.000 personnes ont été tirées au sort. La mairie de New York s’est occupée de l’organisation. Pourquoi pas un jour la même chose à Paris ?
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