Un congé naissance record de 14 semaines accordé par Sanofi à ses employés

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Quand certains employeurs se demandent comment attirer les candidats, Sanofi a peut-être trouvé une réponse : il offre à ses 100 000 salariés un congé de naissance inédit.

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Radio France
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Un nourisson et un biberon. (AURÉLIE LAGAIN / RADIO FRANCE)

C’est un gros coup de pub qu’a réalisé le géant pharmaceutique français Sanofi, qui emploie 25 000 personnes dans l’Hexagone et 75 000 ailleurs dans le monde. À l’heure où la compétition fait rage entre les labos pharmaceutiques pour attirer "les talents", Sanofi met sur la table une forte carte. Un congé de naissance de trois mois et demi, quatorze semaines, payé 100% du salaire. Il va s’appliquer à partir du 1er janvier prochain. Il faudra être salarié en CDI. Mais le congé s’appliquera à tous, "quels que soient leur sexe ou l'orientation sexuelle". Il sera donné aussi dans le cadre d’une adoption, d’une maternité de substitution ou d’une tutelle.

Au-delà de cet aspect pub, du bénéfice pour ce que l’on appelle "la marque employeur", il y a clairement une volonté d’épauler les salariés, quel que soit leur sexe, et d’agir pour l’égalité hommes-femmes. À noter qu’en France, où le congé de naissance est plus avantageux pour les femmes – il est de seize semaines – le groupe porte à dix-huit semaines, soit quatre mois et demi, le congé maternité payé à 100% du salaire.

Si dans d’autres pays, les dispositions sont plus avantageuses, Sanofi ne les réduira évidemment pas. Depuis le 1er juillet dernier, les salariés papas ont droit à 28 jours de congés. Ce qui est nouveau c’est qu’une partie de ce temps de repos est obligatoire. Sept jours s’imposent à tous les salariés. Les nouveaux papas de Sanofi verront donc passer leur congé de 28 à 98 jours.

La Suède est en tête du congé parental

Plusieurs pays imposent des jours de congé obligatoire pour le père. La solution existe dans quelques pays européens. Le Portugal impose deux semaines de congé aux pères, l’Italie cinq jours et la Belgique trois jours.

Du côté du congé parental, la Suède reste championne avec un congé d’un an et demi à se partager entre le père et la mère, payé à 80%. En Finlande, les papas ont neuf semaines de congé de paternité payé 70% du salaire. Au sud, l’Espagne se distingue, avec un congé paternité de huit semaines. Une durée qui devrait doubler l’an prochain. Les pères pourront alors s’arrêter de travailler autant que les mères.

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