C'est mon boulot, France info

Natixis et la finance solidaire

Tout l'été dans "C'est mon boulot", chaque jour une initiative citoyenne engagée par une entreprise. Insertion, environnement, bien être des salariés. Ce mardi, on s'intéresse à Natixis, qui lutte contre la dégradation des terres par la finance solidaire. 

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Façade du batiment Natixis à Paris.
Façade du batiment Natixis à Paris. (LOIC VENANCE / AFP)

La finance solidaire est désormais partout. La "place de Paris" est même devenue une référence mondiale en la matière. Natixis a été parmi les premiers à s'y engager. En créant, et c'est là où c'est singulier, une filiale réservée aux investissements solidaires ou responsables. Cette filiale s'appelle Mirova, et c'est elle qui a été choisi par l'ONU pour lutter contre la dégradation des terres. Douze millions d'hectares de terres fertiles sont dégradées chaque année par l'activité humaine. C'est la moitié de la surface de la Grande-Bretagne.

Pour répondre à ce défi, il existe des solutions.

Des acteurs spécialisés dans les bonnes pratiques agricoles. Qui peuvent produire plus avec moins. Mais il faut les financer. L'organisation des Nations Unies met des fonds, elle apporte des garanties, elle compense le risque mais il revient à la banque privée de financer les projets de soutenir les énergies renouvellables et surtout l'agro-écologie. Gauthier Quéru, directeur de fonds d'investissement au sein de Mirova : "Typiquement, on regarde des plantations de café dans des zones qui ont été déforestées au Pérou et là il y a des méthodes d'agro-foresterie qui ont été mises en place avec des coopératives locales de petits producteurs grace à la certification, le commerce équitable, la certification bio. On a des primes qui sont payées par des acheteurs, on a des primes qui sont payées par les acheteurs, in fine par les grands groupes qui distribuent le café dans le monde entier et que l'on boit vous et moi chaque matin et cela rend le modèle économique viable. Nous, on accompagne le passage à l'échelle de ses coopératives qui deviennent plus robustes et qui restaurent les terres grace à ces plantations de café responsables." Mirova veut être un fer de lance et diffuser ses pratiques au sein du reste de la banque, et partout dans la société.

Façade du batiment Natixis à Paris.
Façade du batiment Natixis à Paris. (LOIC VENANCE / AFP)