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Les "cafés contact de l'emploi" pour reprendre confiance

Un café, un contact, un emploi, c'est la devise des "cafés de l'emploi", des réunions entre des gens qui cherchent un travail, et d'autres qui en ont justement un à proposer. L'occasion, au minimum, d'avoir un "entretien de recrutement" pour des chômeurs qui n'ont la plupart du temps aucune réponse à leur CV.

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Tous ceux qui cherchent ou qui ont cherché un travail le disent : on envoie des dizaines, ou des centaines de lettres, de CV, et quand on réussit à décrocher un entretien, ça tient du miracle. Une particularité très française : les Français, quand ils cherchent du travail à l'étranger, dans les pays anglo-saxons en particulier, sont frappés par la facilité avec laquelle ils arrivent à rencontrer les responsables dans les entreprises.

C'est le grand mérite de ces "cafés contact de l'emploi" : ils permettent à tous d'avoir au moins un entretien. Et moins on a d'entretiens, plus on perd confiance . C'est une spirale infernale, et ça peut durer très longtemps. Ici on souffle, mais on peut aussi trouver un vrai travail. Le principe des "cafés contacts de l'emploi" c'est de faire venir des employeurs - il faut au minimum avoir un emploi disponible à proposer, on ne vient pas là faire de la com' - et des personnes qui font la démarche, l'effort, de venir se présenter.

Derrière tout ça il y a une toute petite association basée à Strasbourg, portée par un homme, Paul Landowski, qui vient d'ailleurs de publier un livre, sur son parcours : L'emploi, un combat  (éd. Les trois colonnes). Il y a aujourd'hui des "cafés contacts de l'emploi" un peu partout en France . Des petites graines qui finissent par porter leurs fruits.

Pour les cadres - parce qu'il y a en a qui viennent - des postes dans ces fameux "métiers en tension" dont parle Pôle Emploi, et qui ont du mal à recruter, comme l'hôtellerie-restauration, par exemple. Pour les autres, sans qualification, plus éloignés de l'emploi, les postes proposés doivent être accessibles à tous, sans pré-requis techniques trop importants.

Mais le plus souvent, même s'il n'y a pas d'emploi dans l'immédiat, c'est aussi l'occasion de reprendre confiance, de parler de soi, d'avoir un retour .

De la peinture dans les usines

L'art va quitter les musées pour se rendre sur les lieux de travail. Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture l'a annoncé : à partir du mois d'octobre, des oeuvres rejoindront les chaînes et les ateliers. Neuf expos sont prévues. Les pièces proviendront du musée de Cluny, du musée Guimet ou du musée des arts primitifs du quai Branly. Il est aussi question d'organiser des résidences d'artistes dans les usines. Une suggestion : on pourrait aussi organiser des expos à Pôle Emploi, histoire que vraiment tout le monde en profite.

Huit : le nombre idéal de travailleurs dans un open space

D'après un article du Wall Street Journal, c'est la jauge parfaite pour un espace de travail. En deça de huit personnes, une personnalité peut écraser les autres et au-delà, on a besoin d'un chef. La spécialiste de l'organisation des entreprises citée par le journal américain s'est notamment inspirée de l'organisation de certaines prisons pour en arriver à cette conclusion. Toute ressemblance avec la réalité ne saurait évidemment être que fortuite.

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