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Le plan du gouvernement pour réduire les inégalités salariales entre les femmes et les hommes

En France on enreigstre 9% d'écart salarial inexpliqué entre les femmes et les hommes. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, et Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, ont présenté hier soir quinze mesures pour changer la donne.

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Photo d\'illustration.
Photo d'illustration. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Plus de formation, plus de sanctions, plus de transparence et plus de contrôles. Voilà le cap fixé par le plan de lutte contre l'inégalité salariale entre femmes et hommes présenté officiellement mercredi 9 mai. Ce plan contient quinze mesures dont cinq contre le harcèlement et les agressions sexuelles au travail.

Les entreprises priées de publier les écarts

Si ces mesures sont adoptées dans le cadre de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, qui sera examinée mi-juin par les députés, les entreprises pourraient, par exemple, respecter une obligation de transparence.


Elles devraient publier sur leur site internet les écarts de salaires inexpliqués entre les femmes et les hommes. Les plus grandes dès 2020, les autres ensuite. Mais il ne suffira pas d'afficher ses résultats, même s'ils sont mauvais. Il faudra aussi les modifier. Si les écarts persistent pendant trois ans, les entreprises devront consacrer une "enveloppe de rattrapage salarial" en faveur des femmes. Et l'inspection du travail pourra sanctionner les contrevenants. Cette fois non pas sur les moyens mis en oeuvre, mais sur les résultats.

Nouvelle méthode de calcul


Une méthode pour mesurer les écarts salariaux va être définie. C'est Sylvie Lerre, la DRH de Schneider Electric qui est chargée de la définir. Elle doit rendre sa copie dès le mois de juin. L'objectif, c'est de permettre aux entreprises de mesurer leurs écarts salariaux avec un même outil. Elles vont devoir le faire très vite. Les interventions de l'Inspection du travail seront multipliées par quatre. On va passer de 1.700 contrôles à 7.000 contrôles par an. Toutes ces mesures ont pour but de faire respecter le principe "à travail égal, salaire égal", inscrit dans la loi depuis... 45 ans.

Informer en cas de violences sexuelles

Les ministres ont également annoncé des mesures pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail. Les entreprises devront obligatoirement informer les salariés sur tous les recours qui s'offrent à eux ou elles. Afficher les contacts du Défenseur des droits, de l'inspection du travail, du référent côté médecine du travail et du référent interne. Car l'employeur va devoir mettre en place des référents formés et identifiables par tous les salariés. L'encadrement des plus grandes entreprises et les chefs de petites entreprises devront également se former dans des conditions à définir par les branches professionnelles. Pour que les victimes puissent sortir du silence et savoir à qui s'adresser.

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Photo d'illustration. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)