Le compte personnel de formation est de plus en plus utilisé, selon une étude

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La crise sanitaire n’a pas freiné les envies de formation des salariés français. De plus en plus se servent de leur CPF, alors qu’une proposition de loi vise justement à interdire le démarchage à son propos.

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Radio France
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Une femme se renseigne sur le site de moncompteformation.gouv.fr. (CLAUDE PRIGENT / MAXPPP)

Le téléphone sonne. Une personne qui se prétend appartenir à la plateforme Mon compte formation, à un organisme de formation, à la Caisse des dépots, au ministère du Travail ou à Pôle Emploi vous appelle. Elle vous pousse à utiliser vos droits à la formation.

Près de 15 000 comptes ont été ainsi piratés et 16 millions d’euros détournés, révèle le site spécialisé dans les ressources humaines ActuEL RH qui annonce que la députée La République en marche de Gironde Catherine Fabre vient de déposer une proposition de loi pour interdire toute forme de démarchage lié au Compte personnel de formation, le CPF. Elle a reçu l’appui d’une centaine de députés de la majorité.

Un CPF qui est de plus en plus souvent utilisé par les Français. C’est une enquête de Visiplus Academy, un organisme spécialisé dans la formation à distance, menée avec BVA, qui le dit. En 2021, trois Français sur dix ont suivi au moins une formation. Un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente et particulièrement fort chez les jeunes et chez les cadres.

Fait intéressant : 60% de ces salariés qui se sont formés en 2021 l’ont fait en piochant dans leur CPF. C’est un chiffre en forte augmentation : plus sept points par rapport à l’année précédente. La notoriété du CPF gagne du terrain : près de huit salariés sur dix le connaissent et, beaucoup mieux, un salarié sur deux sait exactement de combien de crédit il dispose.

Des formations en visioconférence

Autre tendance : les formations à distance sont désormais bien acceptées par les salariés même si quand on leur demande comment ils souhaiteraient que leur formation se déroule, la première réponse reste de loin en présence d’un formateur. Mais les formations mixtes ou entièrement à distance gagnent du terrain. Le tabou a été brisé lors de la crise sanitaire et plus d’un salarié sur deux vont volontiers vers des formations qui se déroulent en dehors de la salle de classe traditionnelle.

Dans le même temps, les salariés sont plus exigeants sur le contenu de leur formation.ils réclament des formations diplômantes ou certifiantes. C’est le cas de près d’un candidat à la formation sur deux. Ils attendent d’une formation qu’elle leur permette de s’adapter à l’évolution de leur métier, de se reconvertir ou d’accélérer leur retour à l’emploi.

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