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Le bio, un bon filon pour l'emploi

Les produits bio sont de plus en plus populaires dans les magasins. Conséquence : le secteur crée des emplois.

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Un homme et une femme travaillent dans un potager bio, à Hantay (Nord).
Un homme et une femme travaillent dans un potager bio, à Hantay (Nord). (MAXPPP)
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Pour illustrer le ballon d'oxygène pour l'emploi que représente la filière bio, un exemple tout récent. Léa Nature, le numéro deux français du secteur derrière le géant Bjorg, un groupe rochelais, termine la construction d'une deuxième usine de cosmétiques bio. Elle va lui permettre de doubler sa production d'ici deux à trois ans. Mais surtout, cet investissement de 20 millions d'euros, ce sont 500 emplois supplémentaires, dont 150 rien que cette année. Parchimy, qui fabrique les produits de beauté Eugène Perma, se lance dans le bio. Résultat : une cinquantaine d'emplois en plus d'ici la fin de l'année prochaine. C'est ça le bio. Un boom de la demande qui ne se dément pas : +17% l'an dernier.

Des perspectives excellentes sur le front de l'emploi

Les créations de postes dans le bio ont bondi de 14% l'an dernier. C'est beaucoup, bien sûr, mais surtout c'est un mouvement qui ne cesse de s'accélerer.
Au cours des cinq dernières années, la filière a connu en moyenne une progression de l'emploi de près de 10% par an. Il y a certes l'engouement des Français pour ces produits, la méfiance grandissante envers les produits industriels, les preuves accumulées de la dangerosité des pesticides, la diffusion croissante des produits bio dans les grandes surfaces mais il y a une autre raison : structurellement, l'agriculture bio fait travailler davantage de personnes que l'agriculture conventionnelle. Très exactement 60% de travailleurs en plus pour la même surface. En un mot, les fermes bio ont besoin de plus de bras.

Tous les métiers bio vont en profiter

Il n'y a pas que l'agriculture, pas que la production. C'est même, dans la filière bio, tout "l'aval", tout ce qui suit la production, qui connaît la plus forte croissance. En clair c'est la vente au détail, la transformation des produits bio, la distribution, la boulangerie artisanale bio et la fabrication d'aliments pour le bétail. Mais il y a aussi des cols blancs, dont le nombre augmente fortement. Le conseil, le contrôle, la recherche et la formation, c'est +10% d'emplois aussi en 2017 par rapport à 2016.
Et cela va continuer. Cette année, les surfaces cultivées en bio devraient décoller de 23%. Et la loi prévoit que d'ici 2022, la restauration collective devra servir au moins 50% de produits de qualité, dont 20% d'origine bio ou en conversion. Ce sont tous les métiers du bio qui vont en profiter.

Un homme et une femme travaillent dans un potager bio, à Hantay (Nord).
Un homme et une femme travaillent dans un potager bio, à Hantay (Nord). (MAXPPP)