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La France très attractive pour les travailleurs étrangers

La libre circulation au sein de l’Union européenne, on en parle beaucoup à l’occasion de la crise des migrants, mais cette faculté de se déplacer pour travailler dans un autre pays de l’Union est désormais bien entrée dans les moeurs. Et à ce jeu-là, la France figure parmi les gagnants : nous sommes l’un des pays qui attire le plus les travailleurs européens.

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(illustration prétexte © Fotolia)

On a beau se plaindre de notre faible croissance et de notre chômage élevé, la France fait envie. Elle le deuxième pays à attirer le plus de travailleurs européens, derrière le Royaume-Uni, mais devant l’Allemagne. C’est ce qui ressort d’une étude menée par Indeed, qui n'est autre que le premier moteur de recherche d’emploi au monde. Indeed s’est intéressé aux tendances migratoires au sein de quinze pays de l’Union européenne. Pour voir qui allait où. A noter que cette étude ne prend pas en compte des pays comme la Pologne, la Roumanie ou la Bulgarie, gros pourvoyeurs de travailleurs détachés.

Car même sans prendre en compte ces travailleurs détachés, on sait que ça bouge beaucoup au sein de l’Union. En 2013, 1,2 million de personnes ont circulé dans l’UE. Pas pour le tourisme, mais pour y travailler. Et ces déplacements se concentrent sur cinq pays. Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique.

Faire envie à une main d’oeuvre qualifiée, c’est bon signe

Mais il faut tempérer ça par un autre enseignement de cette étude. Les Français qui veulent quitter le pays pour aller travailler ailleurs sont plus nombreux que les citoyens européens à vouloir venir chez nous. On se retrouve donc avec un déficit de cette "balance migratoire". En fait, un seul pays se détache, c’est le Royaume-Uni. Il est trois fois plus attractif auprès des chercheurs d’emploi européens que la France ou l’Allemagne. C’est le seul à jouir d’un solde positif. Ce qui fait que les employeurs britanniques n’ont que l’embarras du choix. Ils attirent les meilleurs, contrairement à leurs homologues continentaux.

La libre circulation est devenue une réalité, notamment grâce au programme Erasmus. Depuis sa création, trois millions de jeunes Européens ont voyagé. Et quand on regarde les raisons qui poussent à changer de pays pour trouver du travail, on s’aperçoit que le boulot ne fait pas tout. Six des dix raisons invoquées sont d’ordre privé, comme le fait de vivre une expérience personnelle ou d’avoir une meilleure qualité de vie ou s’adapter à une nouvelle culture. Le grand voyage, mais sans partir très loin de la maison.

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(illustration prétexte © Fotolia)