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Ils travaillent après 65 ans : retraité et chauffeur de personnes à mobilité réduite

Par goût, par obligation, pour joindre les deux bouts, toute la semaine on s'intéresse à ceux qui travaillent au-delà de 65 ans. Lundi, Jean-Claude, 65 ans en avril, qui boucle ses fins de mois en étant chauffeur pour personnes à mobilité réduite. 

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Quelqu\'un pousse un homme en fauteuil roulant.
Quelqu'un pousse un homme en fauteuil roulant. (MAXPPP)

Commercial pendant trente ans, Jean-Claude, 65 ans, est chauffeur pour personnes à mobilité réduite. Après quelques périodes de chômage, puis deux enfants à 50 ans et une séparation, Jean-Claude a fait le point quand il a eu 62 ans : "Arrivé au moment de la retraite, après l'analyse de la situation, comme papa, pour ne pas d'endetter, il fallait que je trouve une activité." 1 800 euros de pension : dans sa situation, ça ne suffit pas. Il y a donc les raisons financières qui poussent Jean-Claude à reprendre une activité, mais pas seulement : "Il faut être un peu honnête, c'est un peu difficile de se dire qu'on n'est plus dans l'action."

Après quelques mois de "décompression", il trouve un travail salarié, à temps partiel. Il conduira un jeune enfant handicapé à l'école, puis une femme qui travaille dans le centre de Paris – lui-même habite à Drancy (Seine-Saint-Denis) – tous les jours à son travail. Il peut commencer à 6h30 le matin et terminer sa journée à 19h, avec une longue pause au milieu. À bientôt 65 ans, enchaîner de telles journées, ça ne lui pose pas de problème : "Au niveau fatigue physique, ça va. C'est plutôt la notion d'attention qu'il faut pousser à l'extrême. On voit des choses incroyables." Ces "choses incroyables", c'est en moyenne deux ou trois accidents sur le périphérique par jour. 

Quelqu\'un pousse un homme en fauteuil roulant.
Quelqu'un pousse un homme en fauteuil roulant. (MAXPPP)