Emploi : près de 33 000 postes dans les services à la personne sont à pourvoir

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Dans les 10 prochaines années, 800 000 emplois devront être pourvus dans les services à la personne.
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Radio France
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Une femme aide une personne agée qui a besoin d'assistance à son domicile. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

Le Salon des services à la personne se tient mardi 29 et mercredi 30 novembre, Porte de Versailles à Paris. 32 883 emplois y sont à pourvoir, immédiatement. C’est à dire qu’on va pouvoir repartir avec un CDI sous le bras, ou avec un rendez-vous pour un test grandeur nature en entreprise. Il faut dire que les entreprises de service à la personne ne savent plus comment faire pour répondre à la demande.

Dans le secteur, 200 000 emplois ont été créés ces dix dernières années, nous explique Guillaume Richard, PDG de OuiCare, une grande entreprise du secteur. Il est aussi secrétaire national de la fédération professionnelle. Et ça n’est pas fini. Dans les dix prochaines années, 800 000 emplois devront être pourvus, dont 200 000 créations de postes.

Un tel développement est causé par le vieillissement de la population. Et 90% des personnes âgées souhaitent rester chez elles et ne pas aller en Ephad. Il y une féminisation du travail, ce qui fait que des tâches domestiques doivent être confiées à des intervenants extérieurs. Guillaume Richard évoque une société de l’être mieux, un appétit de consommer des services plutôt que des biens.

Un métier payé au smic ou guère plus

Problème : les conditions de travail restent difficiles. Même si beaucoup a été fait pour les améliorer. Avec de meilleures mutuelles, des tickets restaurants, de la participation et de l’intéressement, des plannings mieux étudiés aussi, pour des journées de travail plus cohérentes. Même si les salaires restent proches du smic ou de 10% supérieurs. "C’est le maximum que l’on peut faire supporter aux clients", explique Guillaume Richard.

Il ne faut pas oublier que l'on a toujours du mal à recruter, notamment en Ile-de-France, autour de la Méditerranée et près de la frontière suisse. Le métier d’auxillaire de vie est particulièrement en tension, notamment parce qu’il faut un diplôme.

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