Emploi : pourquoi 2022 devrait être une très bonne année pour les cadres

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D'après l'Apec, qui publie ses dernières prévisions jeudi 30 juin, la proportion de cadres qui devraient bénéficier d'une augmentation dans l'année devrait battre des records. Seul point noir, l'écart salarial entre les hommes et les femmes ne recule pas depuis des années.

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Radio France
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Rencontre entre trois cadres. (SIGRID OLSSON / MAXPPP)

Record en vue car tout joue en faveur des cadres. Plus exactement de leur fiche de paye. La pénurie de candidats, le nombre des recrutements, qui frôle cette année des records historiques, et évidemment l'inflation.

"Il y a un changement de contexte qui est assez radical sur le terrain salarial, c'est évidemment la montée de l'inflation. Une situation nouvelle qu'on ne connaissait pas depuis des années et donc toutes les références que nous avons sur les augmentations salariales chez les cadres ces dernières années vont être bousculés en 2022. Un seul chiffre pour l'illustrer : 46% des cadres ont reçu une augmentation salariale en 2021 et en 2022 au mois de mai c'est déjà 41%. Et encore 20% qui s'attendent à l'être d'ici la fin de l'année, donc on sera au delà des 60% de cadres augmentés au niveau salarial en 2022." déclare Gilles Gateau, directeur général de l'Apec, l'Association pour l'emploi des cadres. 

Pour être augmenté, il y a des recettes. Elles sont bien simples, il s'agit de bouger. De changer de poste ou de changer d'entreprise. En 2021, la proportion de cadres ayant été augmentés parmi ceux qui sont restés dans le même poste a été de 42%. Elle s'envole à 63% chez ceux qui ont connu une mobilité.

Un écart de rémunération de 15%

Un autre critère fait une grosse différence : ceux qui ont changé d'entreprise sans connaître de période de chômage sont bien plus fortement augmentés que ceux qui sont passés par la case Pôle emploi. Une différence de 17 points. Point noir de cette étude : la différence salariale entre les femmes et les hommes reste importante. Sur ce point, les choses n'évoluent pas.

Dans cette enquête menée auprès de 13 000 cadres du privé, l'Apec observe un écart de rémunération de 15%, dû notamment aux différences des postes occupés et au niveau de responsabilité. Mais une fois ces différences gommées, il subsiste quand même un écart "inexpliqué" de plus de 7%. Une différence qui ne parvient pas à changer depuis de nombreuses années.

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