Emploi : plus d’un tiers des salariés français n’ont jamais eu autant envie de démissionner qu’aujourd’hui

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Et si la vague de démissions en masse qui sévit aux États-Unis depuis plusieurs mois touchait la France ? Les salariés sont 28% à affirmer ne pas hésiter à quitter leur emploi sans plan B, d'après une étude.

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Radio France
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Une lettre de démission. (RICHARD VILLALON / MAXPPP)

"La grande démission", c’est d’abord un phénomène américain. L’an dernier, pas moins de 38 millions de salariés ont quitté leur poste Outre-Atlantique. En France, un sondage réalisé par OpinionWay pour le moteur de recherche d’emploi Indeed, montre que la tentation nous guette : 35% des salariés français interrogés pour cette étude n’ont jamais eu autant envie de démissionner qu’aujourd’hui.

Les Français ont bien pris conscience que le marché du travail s’est retourné et qu’il penche désormais en faveur des candidats : 42% d’entre eux pensent que nous sommes dans une bonne période pour démissionner car la démission ne fait plus peur. Avec un taux de chômage qui baisse de trimestre en trimestre et qui n’est plus que de 7,3% de la population active, 28% des salariés français reconnaissent qu’ils seraient prêts à démissionner du jour au lendemain, sur un coup de tête. Ils sont également 28% à affirmer ne pas hésiter à quitter leur emploi sans plan B, une situation insécurisante qui en aurait dissuadé plus d’un il y a quelques années. Plus on est jeune, moins on hésite à abandonner son poste sans avoir de projet ultérieur. Les plus âgés sont un peu plus frileux.

Les Français prêts à démissionner trois fois durant leur carrière

D’ailleurs, on est prêt à démissionner à tout âge ou presque. Il se dégage de l’étude Indeed qu’il y a bien un âge limite après lequel il devient trop risqué de démissionner. Et cet âge, il est de 46 ans. 41% des sondés pensent qu’il s’agit d’un âge limite d’attractivité pour les recruteurs. 

Les Français sont même prêts à démissionner plusieurs fois au cours de leur carrière quand on leur demande combien de fois ils seraient susceptible de quitter un emploi au cours de leur vie professionnelle, 25% répondent une fois, 22% deux fois, et on en trouve tout de même 20% qui pensent qu’ils démissionneront jusqu’à trois dans leur vie.

Des changements qui pourraient ne pas plaire aux recruteurs. Les trois quarts des personnes interrogées estiment que les employeurs voient d’un mauvais oeil ces parcours hachés mais les plus jeunes et les CSP+ pensent plus largement que les recruteurs devront s’adapter à cette nouvelle tendance. 

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