Emploi : comment les jeunes ont traversé la crise sanitaire

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Côté emploi, les jeunes ont pratiqué les montagnes russes durant la crise sanitaire. Une étude du ministère du Travail démontre qu'ils ont été, dans un premier temps, très fortement touchés par le chômage, avant de rebondir de façon spectaculaire.

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Radio France
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Le nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi a bondi de plus de 36% entre avril 2019 et avril 2020. Photo d'illustration. (PHILIPPE RIEDINGER / MAXPPP)

Les moins de 30 ans ont été les premiers touchés. En avril 2020, lors du premier confinement, les déclarations préalables à l'embauche s'effondrent pour eux de 77% ! Deuxième coup de frein lors du deuxième confinement, à l'automne, avec une chute de 27% des déclarations d'embauche. Des chiffres qui sont nettement au-dessus de ceux enregistrés pour les salariés les plus âgés.

Une nouvelle étude de la Dares, la direction statistique du ministère du Travail, confirme que les jeunes sont bien plus exposés aux crises que leurs aînés. Concrètement, le nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi a bondi de plus de 36% entre avril 2019 et avril 2020. Le nombre de jeunes sans emploi ni formation, ceux que l'on appelle les "Neets", s'est accru de près de 5%. Un grand nombre de jeunes ont cessé de chercher du travail, par désespoir d'en trouver, basculant dans ce que l'on nomme le halo du chômage.

Les femmes, les BEP et les CAP ont mieux résisté

Certains ont mieux résisté que d'autres. Les jeunes femmes ont mieux résisté que les hommes. Essentiellement parce qu'elles sont plus nombreuses à travailler ou à vouloir travailler dans des secteurs qui ont été moins touchés par la crise, comme l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale. Les jeunes avec un niveau BEP et CAP eux aussi s'en sont relativement bien tirés. Leur spécialisation dans des secteurs qui sont restés dymaniques, comme l'industrie ou le BTP les a protégés. Beaucoup d'autres, lancés dans des études plus longues, ont justement décidé de prolonger leurs études pour ne pas avoir à affronter à ce moment-là le marché du travail.

S'ils ont été les premiers touchés, les jeunes sont aussi ceux qui s'en sont sortis le plus vite. Selon la Dares, le plan gouvernemental "1jeune1solution" a produit des effets très rapides. Au second semestre, le nombre de jeune impliqué dans un dispositif d'insertion professionnelle, d'accompagnement ou de formation atteint les 1,3 million. C'est 400 000 de plus que l'année précédente. Les apprentis, en particulier, pour qui ont craignait le pire, ont connu une vraie embellie grâce à des mesures très avantageuses créées pour leurs employeurs.

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