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C'est mon boulot. Les recettes des candidats pour faire baisser le chômage

Le chômage est reparti à la hausse au mois de mars. Les deux candidats à la présidentielle ont des recettes pour faire baisser le chômage.

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Une file d\'attente à un bureau Pôle emploi de Nice (Alpes-Maritime), le 10 novembre 2016.
Une file d'attente à un bureau Pôle emploi de Nice (Alpes-Maritime), le 10 novembre 2016. (MAXPPP)

Le chômage est très fortement reparti à la hausse au mois de mars. Les chiffres ont été révélés mercredi 26 avril. Emmanuel Macron veut réformer profondément l'assurance chômage. Marine Le Pen n'y toucherait pas. Quand au chômage lui-même, chaque candidat a ses recettes pour le faire baisser.

Assurance chômage : l'un réforme, l'autre non

En matière d'assurance chômage, c'est Emmanuel Macron qui a le plus clairement formulé ses intentions. Marine Le Pen, pour sa part, ne compte tout simplement pas réformer le système existant. Le candidat d'En Marche ! a l'intention de nationaliser la gestion de l'assurance chômage, aujourd'hui aux mains des syndicats et du patronat, dans un système de paritarisme. Pourquoi faire ? Emmanuel Macron veut élargir les catégories de bénéficiaires du système. Il veut faire profiter de l'assurance chômage aux démissionnaires – pas plus d'une fois tous les cinq ans – aux indépendants, aux chefs d'entreprise, aux artisans, aux commerçants et aux agriculteurs. Le candidat veut offrir un filet de sécurité à ceux qui créent leur activité.

Selon la proposition d'Emmanuel Macron, on ne pourrait pas refuser deux emplois décents, c'est-à-dire n'impliquant pas une baisse de salaire de plus de 20%. Un corps de 1 000 personnes serait affecté au contrôle des demandeurs d'emploi. Les sanctions seraient graduées. D'abord un avertissement "pour changer les comportements" puis une baisse de l'allocation avant sa suppression.

La préférence nationale pour l'une, la relance pour l'autre

Pour faire baisser le chômage, les candidats ont des propositions très différentes. L'objectif de Marine Le Pen est de créer 1,7 million d'emplois en trois ans. Elle veut pour cela inscrire la préférence nationale dans la Constitution. Et mettre en place une taxe pour les entreprises qui embauchent des salariés étrangers. C'est le système des travailleurs détachés venus d'autres pays européens qui est visé par la candidate. Marine Le Pen veut aussi aider les TPE et les PME en baissant pour elles les charges sociales et en finir avec la complexité administrative. Et aussi en maintenant un taux réduit de l'impôt sur les sociétés à 15%. Elle veut aussi réserver les marchés publics aux entreprises françaises si l'écart de prix est raisonnable.

Emmanuel Macron a de son côté comme objectif de réduire le chômage à 7,7% en fin de quinquennat. Il veut relancer l'économie en investissant 50 milliards d'euros sur cinq ans. Il mettrait notamment l'accent sur une meilleure formation des jeunes et des chômeurs de longue durée pour leur permettre d'avoir accès à l'emploi.

En bref

Plus les salariés peuvent prendre des initiatives, plus leur entreprise est performante. 94% des cadres disent avoir des idées pour faire progresser leur société. 96% se disent prêts à les mettre en oeuvre. Selon une étude menée par le cabinet de conseil en management Oresys, les structures perçues par leurs salariés comme "performantes" sont justement celles qui laissent le plus de place aux initiatives de leurs salariés.

Une file d\'attente à un bureau Pôle emploi de Nice (Alpes-Maritime), le 10 novembre 2016.
Une file d'attente à un bureau Pôle emploi de Nice (Alpes-Maritime), le 10 novembre 2016. (MAXPPP)