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C'est ma planète. L'Australie engage 312 millions d'euros pour sauver sa Grande barrière de corail

L'Australie vient d'attribuer plus de 300 millions d'euros pour restaurer la Grande barrière de corail qui reste un enjeu crucial pour le pays.

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La Grande barrière de corail en Australie.
La Grande barrière de corail en Australie. (PHIL WALTER / GETTY IMAGES ASIAPAC)

Au programme de la visite d'Emmanuel Macron en Australie et en Nouvelle-Calédonie, il y a la protection des récifs coralliens. L'Australie vient justement d'attribuer 312 millions d'euros pour restaurer la Grande barrière de corail : un enjeu crucial pour le pays.

La grande barrière de corail, le long de la côte Est de l'Australie, mesure plus de 2 000 km de long, 348 000 km2 de surface. Elle est visible depuis l'espace et abrite au moins 600 types de coraux différents, d'innombrables poissons, dauphins, requins... Elle protège aussi la côte du Queensland des assauts de l'océan.

Ce joyau naturel a connu une véritable hécatombe en 2016 après une vague de chaleur de plusieurs mois. Il a blanchi et les scientifiques australiens ont conclu le mois dernier qu'un tiers des coraux sont morts depuis cet épisode. Aujourd'hui le gouvernement australien a donc décidé d'agir pour préserver ce qui lui rapporte près de six milliards et demi de dollars par an en termes de tourisme et de pêche.

312 millions d'euros pour lutter contre la pollution et restaurer les coraux

Aujourd'hui, il y a plusieurs structures qui font en quelque sorte des boutures de coraux pour recréer ces écosystèmes complexes, faits d'animaux mous et d'autres très durs. Il faut en prélever sur un milieu sain, trouver des espèces assez variées et attendre plusieurs générations avant de voir repartir un récif. Il faut du temps, de l'espace dans les fonds marins et une eau de bonne qualité, c'est à dire qui ne soit pas polluée.

Ce qui fragilise la Grande barrière de corail, c'est le changement climatique qui réchauffe la température des eaux de surface des océans, mais aussi les pollutions agricoles et industrielles à terre qui finissent dans la mer. D'ailleurs, les écologistes australiens préféreraient que le gouvernement ne soutienne pas le méga projet de mine de charbon de l'entreprise indienne Adani plutôt que de donner des moyens pour la reconstitution des récifs coralliens.

La Nouvelle-Calédonie, l'autre grande barrière de corail

La France porte cette année une initiative internationale pour la préservation des récifs coralliens. La Nouvelle-Calédonie où doit se rendre le chef de l'Etat français après l’Australie a d'ailleurs des écosystèmes particulièrement remarquables. De grandes expéditions scientifiques ont eu lieu en 2016 et 2017 et qui ont permis de découvrir de nouvelles espèces. Des scientifiques du monde entier sont venus en France, à Concarneau, et au Muséum d'histoire naturelle étudier ces spécimens de coraux, de mollusques mais aussi de vers marins. Cela apporte de nouvelles données sur la richesse de notre planète mais aussi de nouveaux potentiels pour nos médicaments de demain notamment.

La Grande barrière de corail en Australie.
La Grande barrière de corail en Australie. (PHIL WALTER / GETTY IMAGES ASIAPAC)