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C'est ma planète. Où en sont les promesses pour le climat ?

Plusieurs responsables européens se réunissent mercredi au ministère de l'Environnement pour tenter de revoir l'ambition climatique à la hausse et de sauver l'accord de Paris.

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La COP24 aura lieu cette année à Katowice, en Pologne (ici, une centrale à charbon à Bogatynia, en Pologne).
La COP24 aura lieu cette année à Katowice, en Pologne (ici, une centrale à charbon à Bogatynia, en Pologne). (MACIEJ KULCZYNSKI / PAP)
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Des responsables européens se réunissent mercredi 25 avril au ministère de l'Environnement. Ensemble, ils veulent relever l'ambition climatique et sauver l'accord de Paris. Pour ces ministres et ces représentants des Pays-Bas, de la Finlande, de la Suède mais aussi du Portugal, de l'Allemagne ou du Luxembourg, l'idée est de créer un club de pays européens qui ne veulent pas émettre plus de CO2 que ce que la planète peut absorber : on parle de neutralité carbone.

La France vise cet objectif pour 2050, la Suède pour 2045 et elles poussent la Commission européenne à le faire pour tous les pays de l'Union. Si ce club se réunit aujourd'hui à Paris, c'est parce que la semaine prochaine vont avoir lieu de nouvelles réunions de négociations internationales sur le climat à Bonn, en Allemagne. Des réunions techniques pour préparer la réunion politique de fin d'année : la fameuse COP24 qui aura lieu cette année à Katowice, en Pologne. Une nouvelle COP importante puisque chaque pays doit revenir à la table des discussions avec de nouveaux objectifs pour réduire sa pollution.

Des émissions reparties à la hausse

Après plusieurs années de baisse, les émissions de CO2 mondiales sont reparties à la hausse l'an dernier, tout comme les émissions françaises, alors que nous sommes censés faire plus d'efforts. Si, en 2015, l'accord de la COP 21 a été conclu, c'est parce que chaque pays avait préparé un plan d'efforts pour dire ce qu'il comptait limiter dans l'usage des énergies fossiles, ou développer dans les renouvelables : réduire la pollution de ses transports, par exemple. Or, si on additionne tous les efforts de tous les pays, nous ne réchaufferons pas le climat de 2°C à la fin du siècle mais plutôt de 3,5°C.

De plus, le plus grand pollueur historique de la planète, les États-Unis, ne veut plus être de la partie, malgré les tentatives mardi encore d'Emmanuel Macron de convaincre Donald Trump de ne pas sortir de l'accord. Il faut donc revoir l'ambition à la hausse. C'est pourquoi la France veut emmener le plus de pays européens possibles vers de nouvelles réductions des émissions. Pas facile pour l'Allemagne ou la Pologne d'annoncer la fin des centrales à charbon en 2030 : ce serait bon pour le climat mais, socialement et politiquement, ce serait un peu comme demander à la France de fermer ses centrales nucléaires.

Des engagements du secteur privé à surveiller

Ne plus financer le charbon, les gaz de schistes, ne plus les assurer : la Banque mondiale, certaines banques privées mais aussi des fonds d'investissements et des assureurs avaient promis de "verdir" leurs activités pour se mettre en accord avec la lutte contre le changement climatique, lors du sommet Finance et climat de Paris en décembre dernier. Mais Les Amis de la Terre veillent à ce que ces promesses soient bien appliquées.

Aujourd'hui, à l'assemblée générale des actionnaires d'Axa, ses militants iront poser la question de savoir pourquoi l'assureur a toujours un fonds de pension en Pologne qui investit dans des entreprises du secteur du charbon. Alors qu'au sommet de décembre dernier son engagement était pourtant de ne plus financer ni d'assurer les gros acteurs mondiaux du charbon.

La COP24 aura lieu cette année à Katowice, en Pologne (ici, une centrale à charbon à Bogatynia, en Pologne).
La COP24 aura lieu cette année à Katowice, en Pologne (ici, une centrale à charbon à Bogatynia, en Pologne). (MACIEJ KULCZYNSKI / PAP)