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C'est dans ma tête. 1er Janvier 2017 : un début d’année particulier ?

Changer d'année, c'est traditionnellement la période des voeux et d'espoir dans l'avenir. Mais cette année 2017 suscite plutôt des inquiétudes. Comment faire face à ces angoisses de l'avenir ?

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Nuit du nouvel an sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2014.
Nuit du nouvel an sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2014. (DANIEL HAUG / MOMENT RM / GETTY IMAGES)

Beaucoup de gens disent que, cette année, ils ont l’impression qu’ils ne peuvent pas, comme les autres années, être optimistes parce que la situation est trop inquiétante.

Ce pessimisme est-il justifié ?

Cela me semble, en tout cas, compréhensible, parce que l’état du monde dans lequel nous vivons et qui est marqué par une conjonction de ces deux difficultés majeures que sont la crise économique et le terrorisme explique  que l’on ait des appréhensions quant à l’avenir.

Pourquoi la situation est-elle aujourd’hui si inquiétante ?

Ce qui est particulièrement inquiétant c’est que ces deux phénomènes majeurs :le terrorisme et la crise économique ont aujourd’hui pour caractéristique qu’ils peuvent frapper tout le monde, partout et à tout moment. Et ce n’est pas notre imagination qui nous fait voir les choses de cette façon. C’est la réalité. Chacun d’entre nous peut, à son niveau, être frappé par la crise économique. (Perdre son emploi, voir vaciller l’entreprise qu’il a construite etc…). Et chacun d’entre nous peut être victime du terrorisme. Puisque le principe de ce terrorisme est celui de la violence aveugle.

Donc cet état de fait donne à beaucoup de gens l’impression qu’ils sont cernés par des dangers et qu’ils n’ont pas d’échappatoire. Ils n’y pensent pas forcément toute la journée, heureusement ! Mais c’est présent dans leur tête et ça pèse sur eux. Notamment en ce début d’année où il est, par définition, question de l’avenir.

Qu’est-ce qui pourrait aider à faire face ?

Ce qui pourrait les sortir de ce défaitisme c’est qu’on les aide à regarder  en face les dangers qu’ils redoutent, sans essayer, comme on le fait souvent, de les minimiser en croyant les rassurer. Parce que regarder un danger en face c’est, comme on dit, lui faire face, c’est à dire commencer à l’affronter.

Et, quand , par rapport à un danger, on est actif et prêt à lutter, on a forcément moins peur que quand on se contente de le subir en se sentant impuissant. Et puis ensuite, il faudrait aider les gens à comprendre que, si l’on ne peut pas faire disparaître magiquement  la crise et le terrorisme, on peut s’organiser, en se mettant tous ensemble, pour réagir, se protéger, s’entraider.

En fait il faudrait que 2017 n’apparaisse plus comme l’année d’une probable déprime mais comme celle de la possibilité d’une prise en mains des problèmes, avec les autres. On ne reste pas seul dans son coin, à se morfondre, on va rejoindre les autres. on participe à des actions, on vote (puisque 2017 va être une année d’élections), on prend son destin en mains. En tout cas, c’est toute cette force-là, cette force collective là (qu’il faut reconquérir), que je souhaite à nos auditeurs. Et je leur dis vraiment, du fond du cœur, bonne année à tous !

 

Nuit du nouvel an sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2014.
Nuit du nouvel an sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2014. (DANIEL HAUG / MOMENT RM / GETTY IMAGES)