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C'est comment ailleurs ? Les rythmes scolaires en Corée du Sud

Alors que le nouveau gouvernement veut permettre le retour à la semaine de quatre jours dans le primaire, franceinfo s’intéresse aux rythmes scolaires très soutenus en Corée du Sud  

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Des élèves sud-coréens dans leur salle de classe
Des élèves sud-coréens dans leur salle de classe (YELIM LEE / AFP)

Si la France se prépare peut être à changer une nouvelle fois ses rythmes scolaires, la Corée du Sud, pays de la performance, pousse les élèves dès l'école primaire à travailler énormément. Les résultats s'en ressentent dans les études internationales puisque que les écoliers sud-coréens sont les 3emes mondiaux pour les performances en mathématiques. En revanche, ils ne sont pas forcément heureux.  

Combien de jours d’école par an ?

Il y a 220 jours de classe par an en primaire en Corée du Sud.  En France, c’est 162 jours par an avec la semaine de 4,5 jours. Du temps de la semaine de quatre jours, il n'y avait que 144 jours de classe par an, un record !

Ensuite, quand on regarde leur semaine, elle fait 5,5 jours, puisque les élèves ont cours un samedi sur deux. Donc, une fois toutes les deux semaines, les enfants sud-coréens ont six jours de classe, du lundi au samedi.

Journées très remplies

Les écoliers sud-coréens commencent en moyenne les cours à 9 heures le matin dans le primaire et finissent à 14 heures ou 15 heures. Mais la journée se prolonge avec des activités et des cours particuliers supplémentaires avant ou après les cours. Résultat, dans les faits, les élèves du primaire commencent en général à 8h30 et terminent à 17 heures. Et nous ne parlons même pas des collégiens ou lycéens dont les cours particuliers se prolongent tard en soirée.

Culte de la performance

Ces rythme scolaires ne sont pas réellement étonnants quand on sait que les élèves sont élevés pendant toutes ces années dans la perspective de ce qu'on appelle le "Suneung", l'examen de fin de lycée dont la note va déterminer l'entrée dans une université plus ou moins prestigieuse.

Limites du système

Avec un tel régime, les enfants sont souvent exténués, dorment très peu, sont stressés et certains déprimés. Il existe aussi un phénomène de harcèlement dans les classes. Le plus faible ou celui qui est un peu différent, devient très vite le bouc émissaire de ses camarades. Il y a eu des suicides. Les sud-coréens sont les enfants les moins heureux dans les pays développés.

Et pour ne rien arranger, les jeunes adultes découvrent actuellement qu'une bonne éducation ne garantit pas un emploi décent. Avec le ralentissement économique, les entreprises hésitent à les embaucher et le taux de chômage des moins de 30 ans est actuellement de 12,5%.

Des élèves sud-coréens dans leur salle de classe
Des élèves sud-coréens dans leur salle de classe (YELIM LEE / AFP)