C'est comment ailleurs ? , France info

C'est comment ailleurs ? Le portable à l'école en Chine

Alors que le ministre de l’Education veut interdire les portables à l’école à la rentrée prochaine, franceinfo s’intéresse à une école chinoise qui les détruit à coup de marteau

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. (BOBBY YIP / X00306)

Si Jean-Michel Blanquer a confirmé l’interdiction des téléphones mobiles au collège et à l’école pour septembre 2018, une école de la province du Guizhou a pris, elle, la décision radicale de casser les portables confisqués. Il faut dire qu’en Chine, premier marché mondial de la téléphonie mobile, une large part de la jeunesse est accro à son téléphone portable, notamment pour jouer aux jeux vidéo.  

A coup de marteau !  

L’école chinoise se situe dans la ville de Guiyang. Le directeur confisque le mobile, ensuite l'objet est plongé dans l'eau, puis  cassé à coup de marteau. Une vidéo montre très bien la mise à mort du portable.  

Cela se passe dans le stade de l'établissement. Les jeunes sont assis sur la pelouse et forcés de regarder la scène. Un professeur en treillis leur fait face sur la piste cendrée et donne des grands coups de marteau sur le téléphone qui résiste. Le prof y met carrément les pieds et essaie aussi de plier le téléphone en deux. Parmi les enfants, certains se cachent les yeux pour ne pas voir l'agonie du téléphone.  

Rétorsion face à la désobéissance  

L’établissement en est arrivé à cette extrémité car il en a assez de répéter aux enfants de ne pas amener leur portable à l'école. S'ils viennent malgré tout avec, ils doivent le donner au professeur. Mais si ce n’est pas le cas, s'il y a dissimulation de l'objet, la sanction suprême est déclenchée,  impitoyable.  

La direction de l'école affirme que des parents approuvent la destruction des téléphones, mais beaucoup d'autres n'apprécient pas du tout que l'on casse ce qu'ils ont payé à leur bambin, d'autant qu'ils acquiescent quand leurs enfants partent à l'école équipés. Enfin, un grand nombre d'enfants est outré pas cette mesure radicale et compare l'école à une prison.

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