C'est bon pour la planète, France info

C'est bon pour la planète. Les sciences participatives

Tout l'été, Isabelle Autissier répond aux questions d'adolescents sur l'environnement, avec Anne-Laure Barral.

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Un observatoire à oiseaux dans les marais de Saint-Ciers-sur-Gironde.
Un observatoire à oiseaux dans les marais de Saint-Ciers-sur-Gironde. (PHILIPPE ROY / PHILIPPE ROY)
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"Les sciences participatives sont une façon ludique et grand public de contribuer aux études scientifiques en regardant ce que l'on a dans son jardin, dans son potager", explique Isabelle Autissier. Par exemple, le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris a plusieurs plate-formes de ce type où l’on observe les oiseaux ou les papillons. Il faut les prendre en photo et renseigner une fiche sur le lieu, l’heure où on l’a vu, etc.

Cela aide ensuite les scientifiques à avoir des données de terrain très nombreuses, encore plus que ce qu’ils auraient pu observer à eux seuls. "Il y a une étude très sympa : elle consiste à observer son chat et ensuite renseigner les informations récoltées sur une plate-forme participative sur le web", explique Isabelle Autissier. Cela permet d’avoir des données statistiques très conséquentes pour permettre aux scientifiques de mener à bien leurs recherches.

Près de trois quarts des moineaux ont disparu à Paris

Mais Amaury, jeune auditeur, n’est pas vraiment fan du projet : "Compter les oiseaux, moi je dirais non, parce que des oiseaux il y en a plein. Ce serait long et pas très excitant. C’est peut-être bien pour la science mais ce n’est pas ce que je ferais en premier", explique-t-il.

Isabelle Autissier le comprend mais elle revient sur le fait que le jeune adolescent dise qu'il y en ait plein. La dernière étude STOC, sur le comptage des oiseaux commun, a montré que 30% des populations d’oiseaux des milieux agricoles avaient disparu. "Plus d'un tiers des hirondelles ont disparu et à Paris, presque trois quarts des moineaux ont disparu, se désole la présidente du WWF, donc on finit toujours par voir les mêmes, des pigeons".

Il faut continuer les recherches pour mieux comprendre où nichent les oiseaux et ce qu’il leur faut pour éviter qu’ils disparaissent. Isabelle Autissier conseille à Amaury de faire un petit effort pour s'intéresser à l'observation de grenouilles dans une mare ou encore aux papillons et surtout comment son chat se comporte, car il risque de découvrir plein de choses.

Pour en savoir plus : le programme Weactforgood du WWF

Un observatoire à oiseaux dans les marais de Saint-Ciers-sur-Gironde.
Un observatoire à oiseaux dans les marais de Saint-Ciers-sur-Gironde. (PHILIPPE ROY / PHILIPPE ROY)