A première vue, France info

Karl et Valérie

A première vue, de quoi je me mêle. C'est ce qu'on a envie de dire au directeur artistique de la maison Chanel dont le défilé nouvelle collection vient d'obtenir un franc succès, tant mieux pour lui, mais qui ferait mieux de s'occuper de ses mannequins, de sa queue de cheval et de ses cols de chemise à manger de la tarte plutôt que de tailler un costard au président Hollande.

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Bien qu'il se prenne pour le Albert Einstein de la profession et qu'il ait effectivement un QI élevé, on voit mal à quel titre, dans l'affaire Trierweiler, il s'autorise à dire dans une interview à des médias américains que le chef de l'état est "cruel et sans cœur".

Encore pire, si on a bien compris, Karl Lagerfeld ajoute qu'on ne peut pas se comporter comme cela avec quelqu'un qui a partagé votre vie aussi longtemps et que la façon dont a été traitée l'ex Première dame de France s'apparente à la "violence faite aux femmes".

Là c'est carrément du grand n'importe quoi et c'est à la limite de la diffamation. Que les politiques comme Marine Le Pen déplorent ce qu'elle appelle la "répudiation" de Valérie et que certaines organisations féministes s'offusquent de cette rupture, rien de plus normal. Elles sont dans leur rôle et c'est de bonne guerre.

Mais franchement, l'avis de Lagerfeld, on s'en contrefiche. On a envie de lui demander s'il connaît beaucoup de ruptures joyeuses et câlines. On n'aura pas la désobligeance de se pencher sur sa vie privée à lui qui ne nous intéresse nullement. On se rappellera seulement qu'il a prétendu que l'ex call girl Zahia était l'ambassadrice du bon goût français, ce qui évidemment pondère l'ensemble de ses jugements.

Lagerfeld, on l'aime bien dans la haute couture mais pas dans le prêt à penser.

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