Les drones, nouvelle arme dans l’arsenal des djihadistes de Daesh

Deux militaires français ont été blessés par une attaque aux drones en Irak dimanche 2 octobre. Les deux commandos parachutistes opéraient aux côtés des peshmergas kurdes qui combattent actuellement l’Etat islamique entre Mossoul et Erbil. Les drones qui deviennent une nouvelle arme utilisé par Daesh

Des combattants peshmergas kurdes surveillent un drone (décembre 2015).
Des combattants peshmergas kurdes surveillent un drone (décembre 2015). (JEAN-MARC MOJON / AFP)

Les deux militaires français ont été rapatriés pour être soignés à l’hôpital militaire Percy de Clamart. L’attaque a été menée, dimanche 2 octobre près d’Erbil, au moyen d’un drone piégé. Après cette attaque, un milicien anti-Etat islamique a déclaré sur les ondes d’une radio à destination des habitants de Mossoul : "Aujourd’hui, nous les forces Alhashed Al Watani nous avons fait tomber un drone envoyé par les salauds de Daesh."

La nouveauté c'est que les drones sont piégés 

Des drones qu’on achète facilement sur les marchés irakiens, l’Etat islamique les utilisait déjà pour de l’espionnage mais va désormais plus loin explique Athil Al Noujaïfy, ex-gouverneur de Mossoul reconverti en chef militaire : "Daech utilise maintenant une nouvelle technique, ils envoient des drones pour filmer et localiser nos postes de tirs. En même temps ces drones sont piégés et quand ils tombent une fois leur mission terminée, çà fait une grande explosion."

Des drones pas très efficaces 

Sur le front, au sud de Mossoul, où djihadistes et armée irakienne se font parfois face à quelques centaines de mètres, le général Al Jibouri qui pilote l’offensive relativise toutefois la portée de cette menace : "L’usage de ces drones est limité et pas très efficace, la coalition surveille étroitement le décollage de ces engins, nous visons ensuite les endroits d’où ils s’envolent."

Des drones qui pourtant inquiètent le Pentagone

Au début de l’été, le Pentagone semblait, lui, plus inquiet de ces drones piégés de l’Etat islamique demandant même une rallonge budgétaire de 20 millions de dollars pour développer des technologies permettant de les contrer.