8h30 politique, France info

"La porte est entrouverte" pour un retour de la demi-part fiscale des personnes veuves, selon le député LREM Sacha Houlié

Le député LREM de la Vienne, Sacha Houlié, était l'invité du "8H30 politique", samedi matin sur franceinfo. Il est notamment revenu sur la demi-part fiscale des personnes veuves, la grève à la SNCF ainsi que les Jeunes avec Macron qui tient sa première convention nationale.

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Le député La République en marche, Sacha Houlié, le 17 mars 2018.
Le député La République en marche, Sacha Houlié, le 17 mars 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

En 2008, Nicolas Sarkozy a supprimé la demi-part fiscale des personnes veuves. "La porte n'est pas fermée" pour un retour de cette mesure qui permettait à une personne se retrouvant seule suite à un décès de son conjoint de payer un peu moins d'impôts, explique, samedi 17 mars sur franceinfo, Sacha Houlié. Le député de la Vienne est le principal défenseur de cette mesure qui coûterait de 700 millions à 1 milliard d'euros, selon le ministère des Finances.

Alors que Sacha Houlié a obtenu un "rendez-vous pour le projet de loi de finance 2019" au ministère des Finances pour évoquer ce sujet, l'élu pense qu'il "appartient au député de la majorité que je suis de porter cette voix et je partagerais ce combat avec tous les députés qui voudront bien me rejoindre", déclare-t-il.

Selon le député LREM, le fait de présenter cette mesure maintenant n'est pas une réponse à la colère des retraités mécontents de la hausse de la CSG qui les frappe. "C'est un combat que j'ai fait mien et que mènerai avec toute la pugnacité qui me caractérise", déclare Sacha Houlié à propos de cette mesure qui a totalement disparu en 2014, occasionnant une hausse d'impôts cette année-là pour environ 2 millions de contribuables.

"On pourrait fixer le seuil [des bénéficiaires de cette mesure] à 2 300 euros de pension de retraite, et donc cette mesure coûterait 700 millions, selon les services de Bercy", précise Sacha Houlié. Selon Bercy, un retour de cette demi-part fiscale sans plafond coûterait 1 milliard d'euros au budget de l'État.

Que des personnes soient insatisfaites parce qu’on remet en cause ce qui finalement est peut-être une forme de rente, d’accord... Mais quel est le gain pour les usagers d’avoir le statut de cheminot ?

Sacha Houlié
député LREM de la Vienne

à franceinfo

Face à l'ensemble des syndicats de la SNCF qui dénoncent une concertation totalement stérile avec le gouvernement, Sacha Houlié estime que le gouvernement fait au contraire déjà "tout pour désamorcer la crise", provoquée par la réforme du rail annoncée

"Quand on organise près de 20 réunions pour définir le contenu des dites ordonnances sur la réforme de la SNCF, quand on a pris le soin de recevoir les organisations syndicales, et (...) quand on va faire en sorte que notre entreprise, aujourd'hui en situation de monopole, conserve demain un rôle essentiel dans la gestion du rail, je crois qu'on fait quand même beaucoup d'efforts pour que tout ça fonctionne", explique Sacha Houlié.

"On va ouvrir ces lignes à la concurrence, il faut quand même préparer notre service public à la façon de s’adapter à l’exploitation des lignes, pour rester l’opérateur historique sur le réseau", indique Sacha Houlié. Selon le député LREM, "le statut du cheminot est inadapté par rapport aux autres salariés, par rapport à ceux qui vont arriver pour exploiter les lignes et aux autres salariés du privé".

Les Jeunes avec Macron, le "fer de lance" de l'engagement macroniste

Co-fondateur des Jeunes avec Macron, mouvement qui tient, samedi sa première convention nationale à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) en présence de plusieurs ministres du gouvernement, Sacha Houlié souhaite que ce mouvement reste "le fer de lance" de l'engagement macroniste en France. Pour lui, les jeunes avec Macron sont "tous différents et bien ensemble". Une diversité qui ne s'applique pas à la ligne politique, unique, du mouvement : "Celle du gouvernement et de la majorité."

Selon Sacha Houlié, la "promotion de ce que fait le gouvernement" reste un axe majeur des Jeunes avec Macron, qui ne doivent pas se définir seulement "comme des jeunes pour les jeunes". Selon l'élu de la Vienne, "ils représentent certes une classe d'âge, représentent un renouvellement de la politique, mais se borner à représenter les jeunes, c'est rater tout ce qui concerne les autres catégories de la population".

Je veux bien qu'on m'explique que chez les Jeunes avec Macron, il y a d'autres lignes qui ont été présentées, mais il n'y a personne qui me l'a dit

Sacha Houlié

à franceinfo

Interrogé sur le fait qu'une seule liste ne se présente et sur l'uniformité politique au sein de ce mouvement, Sacha Houlié préfère y voir de la "cohérence". Il met en avant le fait que ces jeunes venaient "de toute la France, y compris des zones rurales, y compris des zones péri-urbaines".

En 2016, ajoute le co-fondateur des Jeunes avec Macron, "certains s'étonnaient déjà du fait qu'on était tous différents et pourtant très bien ensemble. Eh bien c'est aussi ce qui fait notre force, c'est les différences qu'on représente, comme parti de toute la France dans l'expression de ses diversités".

Le député La République en marche, Sacha Houlié, le 17 mars 2018.
Le député La République en marche, Sacha Houlié, le 17 mars 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)