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Stéphane Travert "est un politicard de première" qui "veut que les distributeurs augmentent" les prix, dénonce Michel-Edouard Leclerc

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Le patron du géant de la distribution estime, sur franceinfo mardi, que le projet de loi Alimentation ne va pas "ruisseler vers les agriculteurs". 

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Radio France
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Michel-Edouard Leclerc, invité le 2 octobre 2018 de franceinfo. (RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Le président du groupement de distributeurs indépendants, Michel-Edouard Leclerc, s'oppose "en partie", dit-il, à la loi Alimentation et agriculture que le Parlement s'apprête à adopter. Il a répondu au ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, qui l'accuse "de prendre les consommateurs en otage". "C'est un politicard de première. À côté de la loi sur l'agriculture, il veut que les distributeurs augmentent les articles de grandes marques, pas les produits agricoles (...) sous prétexte que, si cela m'enrichit parce que je vendrais plus cher, cela va ruisseler vers les agriculteurs. C'est du délire !", a-t-il lancé.

"Rien que ce qui va augmenter dans les supermarchés, qui ne sont pas des produits agricoles, cela va coûter un milliard au consommateur. Il s'agit de 2 700 articles vendus dans les hypermarchés qu'on appelle les produits d'appel et qui vont augmenter de 1 à 10%", a-t-il assuré, précisant qu'il n'est "pas anti-agriculteurs" et souhaitant que cette profession "vive mieux". "Les salopards qui veulent me transformer en anti-agriculteurs, je les renvoie à leur case, qu'ils soient ministre ou syndicaliste", a-t-il assuré, visant en particulier Christiane Lambert, à la tête de la Fnsea qui soutient la loi Alimentation.  

"La consommation n'est pas bonne", a par ailleurs prévenu Michel-Edouard Leclerc, assurant qu'elle se situe, en ce moment, à "moins 3%", ou corrigée par "un effet calendaire", à "moins 1% ou moins 2%" dans les hypermarchés. "Les mois d'été n'ont pas été bons. Le mois de septembre est très mauvais et nous n'avons jamais vu autant dans les magasins le public venir avec les catalogues acheter des prix bas." Le président de l'association des centres E.Leclerc dit avoir prévenu le 28 septembre le Premier ministre : "Peut-être que moralement, économiquement tous ces système de de promotions ne sont pas bons, mais avant de casser la machine, faîtes gaffe."  

Enfin, interrogé sur la disparition la veille de Charles AznavourMichel-Edouard Leclerc a rendu hommage à l'artiste, estimant que le chanteur était "une formidable ambassade". "Aznavour, c'est le symbole d'une France ouverte. Cela veut dire qu'on a été capable d'aimer, d'accepter d'intégrer de vivre avec des gens venus d'ailleurs", a-t-il déclaré. 

Regardez l'intégralité de l'intervention de Michel-Edouard Leclerc sur franceinfo le 2 octobre 2018.

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